On connaît l’Arc de Triomphe pour son histoire et son architecture. On le découvrira autrement avec La Tempête. BDK Parfums y apporte une dimension olfactive étonnante.

BDK Parfums entre dans la tempête
Il fallait oser. Transformer l’Arc de Triomphe en terrain de jeu olfactif n’est pas exactement banal. C’est pourtant le pari de BDK Parfums avec La Tempête.
L’exposition de Jérémy Pradier-Jeauneau investit le monument jusqu’au 4 octobre 2026. Elle constitue l’un des rendez-vous de la Paris Design Week 2026.
Pour cette nouvelle édition, l’artiste imagine une expérience immersive. Le visiteur traverse les espaces comme on entrerait dans une histoire.
Textiles, sculptures, objets détournés et compositions sonores se répondent. Le parfum vient compléter cette expérience déjà très sensorielle.
Et là, BDK Parfums entre en scène.



Quand le parfum devient invisible
Depuis sa création en 2016, BDK Parfums cultive une approche très parisienne de la création. La maison aime les rencontres entre les disciplines.
David Benedek envisage ainsi le parfum comme un dialogue. Les matières racontent une histoire et les émotions deviennent leur langage.
Avec La Tempête, cette philosophie prend une nouvelle dimension. BDK Parfums imagine pour la première fois une création olfactive intégrée à un parcours scénographique.
Le parfum ne se contente donc pas de sentir bon. Il devient une présence invisible dans les salles de l’Arc de Triomphe.
Il accompagne les œuvres, la lumière et les déplacements. Bref, il fait son petit effet sans jamais demander à être regardé.
David Benedek donne rendez-vous à Dominique Ropion

Pour donner vie à cette idée, David Benedek s’est entouré de Dominique Ropion. Le maître parfumeur connaît particulièrement bien les matières florales.
Il possède aussi une relation très personnelle avec la rose. Le choix semble donc évident pour cette exposition.
Car La Tempête s’articule autour du mythe de la Rose de Sainte Rita. Selon cette histoire, une rose aurait fleuri en plein hiver.
Elle devient ici le symbole d’une beauté née de l’impossible. Tout un programme pour un parfum qui doit raconter une transformation.
Le duo imagine alors une composition qui évolue au fil du parcours. La fragrance devient presque un personnage supplémentaire.
Du vétiver à la rose
Au début, la tempête se fait sentir avec le vétiver. Il apparaît humide, minéral et presque rocheux.
Les baies roses et le genièvre apportent une fraîcheur piquante. Le pétrichor rappelle cette odeur si particulière de la terre après la pluie.
Le cypriol et le cèdre renforcent ensuite cette impression de sol battu par les éléments. Puis la matière commence doucement à changer.
La rhubarbe apporte une touche acidulée. Les épices réveillent l’ensemble et le patchouli donne davantage de profondeur.
Petit à petit, la composition quitte la terre. La fleur d’oranger et un accord solaire apportent davantage de lumière.
Puis arrive la rose.
Une rose qui ne fait pas tapisserie
Dominique Ropion ne voulait surtout pas d’une rose simplement décorative. Il l’imagine majestueuse et presque architecturale.
La bergamote et les baies roses lui donnent un départ frais. Le bourgeon de cassis et le géranium ajoutent des nuances végétales.
Le vétiver reste présent en arrière-plan. Les muscs blancs prolongent cette sensation lumineuse.
L’essence et l’absolue de rose turque occupent finalement une place importante. Elles donnent à la composition son caractère monumental.
On comprend alors mieux le lien avec l’Arc de Triomphe.
Une histoire à sentir
La particularité de cette création tient aussi à sa construction. Dominique Ropion ne l’a pas pensée comme un parfum classique.
Ici, pas question de simplement empiler des notes de tête, de cœur et de fond. La fragrance accompagne une transformation.
Le visiteur commence avec la tempête. Il traverse ensuite une matière plus végétale et lumineuse.
Il termine dans un univers dominé par la rose. Le parfum suit donc le même chemin que l’exposition.
Cette idée correspond parfaitement à l’univers de Jérémy Pradier-Jeauneau. L’artiste transforme l’intime en expérience collective.
BDK Parfums signe une première

Pour BDK Parfums, cette collaboration représente une première. La maison n’avait encore jamais intégré une création olfactive à un parcours scénographique.
À l’occasion de son dixième anniversaire, elle explore donc un nouveau territoire. Et quel territoire !
L’Arc de Triomphe devient ainsi le décor d’une rencontre entre art, design et parfumerie.
La Tempête se visite gratuitement jusqu’au 4 octobre 2026. L’exposition se déroule à l’Arc de Triomphe, place Charles de Gaulle.
Cette fois, inutile de se contenter de regarder. Il faudra aussi respirer.
Et avouons-le, voilà une excellente raison de redécouvrir un monument parisien autrement.





