Chez nous, il suffit qu’un jeu de société atterrisse sur la table pour que l’ambiance change du tout au tout. Les filles s’installent, les yeux brillent, et soudain le salon ressemble à un petit monde à part. Assez bruyant, j’en conviens mais tellement festif. Ce Noël, leurs choix ont mis tout le monde d’accord. On a beaucoup ri, parfois crié (gentiment), et surtout retrouvé ce plaisir simple de jouer en famille sans se prendre au sérieux. Même les tricheurs, oui, ils ont leur place dans l’histoire.

La magie des jeux très simples
Cheezy Souris, c’est vraiment le coup de cœur express. Dès 3 ans, donc parfait pour Wallis-Sixtine et Ennéa-Lou, et en plus les parties filent à toute vitesse. Le genre de jeu qu’on sort entre deux activités, sans réfléchir. Et puis, détail qui mérite un tonnerre d’applaudissements : zéro pile. Ça devient rare comme une chaussette qui ne disparaît pas en machine. Ceux qui savent, savent …..

Le principe ? On fait tourner un fromage (en plastique, rassure-toi) et on plonge un doigt dans un trou au hasard. Si on tombe sur une rondelle, on la garde fièrement. Si on tombe sur Cheezy Souris… eh bien on rit, parfois nerveusement, parfois très fort. Le premier à avoir trois rondelles gagne. Simple, idiot dans le bon sens du terme, et terriblement efficace pour déclencher un fou rire général. Un jeu parfait pour jouer en famille sans explication interminable. De 4 à …. 63 ans pour le moment ! chez JouéClub ou La Grande Récré de 21€99 à 24€99.
L’adresse joyeusement chaotique de Badaboule

Ah, Badaboule. Ce jeu n’est pas tout jeune ( 2017 de mémoire, nous vivions à Marseille), mais il traverse les générations comme un vieux tube qu’on n’assume pas toujours, mais qu’on finit par chanter très fort. Wallis-Sixtine l’a découvert au périscolaire, et depuis elle joue comme si elle avait fait une formation professionnelle de poseuse de petites boules.

Le principe est presque zen, en théorie… On pose des boules blanches sur une grappe de boules colorées. Voilà. Sauf qu’en pratique, c’est un exercice de concentration digne d’un moine tibétain. Les mains tremblent, les joueurs retiennent leur souffle, et la structure se met à frémir comme un château de cartes un jour de vent. Quand ça tombe, on ramasse. Quand on a réussi à se débarrasser de toutes ses boules, on exulte. Les parties durent moins de 15 minutes mais on en enchaîne trois, puis quatre, puis huit, parce qu’on “va faire mieux cette fois”. On peut y jouer à deux ou à plus. Et je te jure, même les grands-parents redécouvrent leur motricité fine. Ou leurs limites. Vous le trouverez par exemple chez Auchan à moins de 19€.
Au galop, pour les enfants qui rêvent de chevaux
Pour Ennéa-Lou, la vraie nouveauté, celle qui fait briller les yeux à la seule évocation du mot “cheval”, c’est Au Galop de Megableu. Là, on passe dans un registre plus sérieux, plus long aussi. Les enfants de primaire adorent, parce qu’ils entrent vraiment dans le monde des écuries. Le jeu s’inspire d’une série équestre de France TV, donc autant dire que l’immersion est totale. Les accessoires du cheval sont à préparer soigneusement : selle, bride, brosse, seau. On est presque tenté d’aller chercher une vraie botte de foin.
La progression est très intuitive. On entraîne sa monture avec un dé de couleurs, on apprend les cinq allures, puis arrive la course avec obstacles. Et là, que le meilleur gagne. Ce jeu développe la stratégie, l’anticipation, la logique, bref il muscle le cerveau, mais sans jamais casser le plaisir. Le graphisme est joli, tendre, avec des chevaux stylisés et des personnages qu’on trouve immédiatement attachants. Oui, il est plus cher que les deux autres (autour de 28€), mais il offre un vrai voyage dans un centre équestre miniature. Les petites cavalières vont l’adorer.
Des souvenirs à créer, même avec les tricheurs
Au final, ces trois jeux ont transformé notre mois de décembre. Ils ont rempli la maison de petits rituels, de défis absurdes, de cris du type “attention ça va tomber !”. Ils rapprochent, ils rassurent, ils rassemblent. Et surtout, ils fabriquent des souvenirs qui durent bien plus longtemps que le chocolat du calendrier. Jouer en famille, ça n’a rien d’anodin. C’est un vrai cadeau, bien plus précieux que ce qu’on met sous le sapin.






