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La Haute Couture, des podiums aux coulisses, du temps des S...

Ceux qui ont lu ma rubrique « A propos », ne sont pas sans savoir que la mode a pour moi une facette aux reflets particuliers. En effet, elle fut durant plusieurs années un vecteur d’expression autant qu’un métier pour moi. Bien plus qu’une simple expérience dans le mannequinat. Un milieu qui était aux antipodes de l’éducation scolaire que j’avais reçue, bien cadrée et complète pour un futur ingénieur, médecin ou professeur. C’était 30 ans après les Seventies, ces années où l’on venait de marcher sur la lune. Donc tout semblait possible et peu de personnes voulaient croire aux crises qui s’annonçaient. Inflation, chute des taux de croissance, chômage, pourtant la Haute Couture, elle, explosait de mille feux. Entre paillettes, disco et rigueur futuristes, la mode aux mille visages a brillé dans les années 70 à l’image de Donna Summer ou Amanda Lear.

Haute Couture

Le photographe Jean-Luce Huré, nous replonge dans l’effervescence de cette époque. Une décennie de défilés mythiques, de créateurs en pleine apothéose et d’une liberté de style sans précédent. On vous emmène au cœur de ces années folles, talons compensés aux pieds et cœur en satin.

Une décennie couture entre chignons fous et fous rires en coulisses

Des coulisses aux podiums, Jean-Luce Huré capte tout. Les éclats de rire, les stress avant le show, les couturières au bord de la crise de nerfs.
Son objectif saisit cette époque où la mode n’était pas figée, mais vivante. Loin des spots léchés, on sent l’adrénaline des essayages, le parfum des poudres, les épingles volantes.
Dans ses clichés : la preuve que la mode est une aventure humaine, artistique, parfois un peu chaotique, mais toujours grandiose.

Yves Saint Laurent et les autres, ces génies à la conquête des podiums

Les années 70, c’est l’âge d’or des maisons qui font encore frissonner les modeuses.
Yves Saint Laurent, impérial et audacieux, domine la scène. André Courrèges repousse les limites avec ses lignes futuristes. Sonia Rykiel tricote un vestiaire joyeux, libre et un peu rebelle.
Pierre Cardin, Kenzo, Chantal Thomass, Thierry Mugler ou Jean-Charles de Castelbajac : chacun apporte sa vision, souvent visionnaire.
On ne suit plus une mode, on suit des artistes.

Pattes d’eph, vinyle et jupes qui tournent : le choc des styles

Bienvenue dans le grand mix. Les seventies, c’est l’explosion des genres.
Un jour robe trapèze pastel, le lendemain tailleur psychédélique. Une semaine kimono en soie, la suivante combi lamée.
On ose tout. Et surtout l’inattendu. Le style devient terrain de jeu, laboratoire d’audace. La haute couture abandonne ses carcans. Elle s’ouvre, s’élargit, se lâche.

Les défilés deviennent des shows

Avant ? Des défilés sages, feutrés, presque chuchotés.
Après ? Une scène, un show, un événement. Musique, lumière, énergie. Les mannequins ne marchent plus : elles dansent.
Le public ? En transe. Les photographes ? À genoux.
Les créateurs, eux, deviennent des stars. On n’assiste plus à un défilé, on vit une performance.
Grâce à Jean-Luce Huré, on revit chaque instant comme si on y était.

Une élégance sans filtre, un chic qui bouscule

La vraie force des seventies ? Avoir réconcilié l’élégance et l’impertinence.
Les tailleurs peuvent être oranges. Les jupes midi s’encanaillent.
Chantal Thomass introduit la lingerie dans le vestiaire de jour (merci pour ça).
Rykiel libère les épaules, Saint Laurent démocratise le smoking féminin.
Et même chez Chanel ou Dior, on sent l’air du changement.
La haute couture ose, explore, vit.

L‘héritage des années 70 est plus vivant que jamais

Les plateformes sont de retour. Les paillettes aussi.
La coupe flare revient sur toutes les jambes longues (et même sur les moins longues).
La vibe seventies inspire les créateurs d’aujourd’hui.
Et si vous jetez un œil à vos dernières pièces coup de cœur, vous y verrez sûrement l’empreinte de cette époque folle et libre.
Les années 70 n’ont jamais quitté la mode. Elles continuent simplement de changer de forme.

Et vous, prêtes à replonger dans l’âge d’or du style ?

Car si les années 70 nous ont appris une chose, c’est que la mode n’est jamais aussi belle que quand elle s’amuse.
Alors ressortez vos sequins, vos vestes à franges, vos jupes à volants. Et que ça brille !
Parce que la haute couture, quand elle se fait spectacle, n’est pas un luxe : c’est un feu d’artifice.

Informations pratiques :

Défilés de mode des seventies – Quand la mode libère les corps. Par le photographe Jean-Luce Huré. En vente le 15 octobre 2025, 39€95 chez Larousse.

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