En 1827, arrivait pour la première fois en France un drôle d’animal encore inconnu : une girafe appelée Zarafa. Toujours à Paris, est né le 12 septembre, un joli girafon femelle. Une naissance fort précieuse, les girafes du Kordofon étant en grand danger d’extinction…

Zarâfa est le mot arabe désignant cet animal appelé d’abord cheval-panthère (hippardion) puis chameau-léopard (kamelopardis) par les Grecs au 3ème siècle avant JC. Il y avait du vrai dans cette appellation de chameau-léopard puisque les girafes, comme les chameaux sont des ongulés à nombre de doigts pair. Là s’arrêtent leur ressemblance, car génétiquement girafes et chameaux ont divergé il y a des millions d’années.
Après plus de 450 jours de gestation…

Bébé-Girafon est donc né au Parc zoologique de Paris il y a une dizaine de jours (site du Muséum National d’Histoire Naturelle. Un événement, car les naissance de girafons dans ce Parc ne sont pas banales. La dernière ayant eu lieu en 2019. Elle marque une étape importante pour la conservation de cette espèce emblématique et reflète l’engagement des équipes du Muséum dans les programmes de reproduction coordonnés au niveau européen. Né au cœur du groupe de femelles, sous l’attention vigilante de sa mère, ce girafon est le 160ᵉ girafon né au Parc zoologique de Paris depuis sa création en 1934. La jeune girafe pèse 44 kg pour environ 165 cm, et son état de santé est jugé très satisfaisant.
Un précieuse naissance
La petite est née le 12 septembre matin, au sein de la maison des girafes sur un lit de paille. Comme les girafes mettent bas debout, cela implique une chute d’environ deux mètres pour le nouveau-né qui doit ensuite se redresser et téter rapidement. Chaque année en Europe, une soixantaine de girafons voient le jour pour une population globale de plus de 750 girafes dans les parcs zoologiques européens.
Une espèce vulnérable



Les girafes du Kordofan, sous-espèce de la girafe du Nord (Giraffa camelopardalis) sont classées « en danger critique d’extinction » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Leur population a chuté de près de 40 % en trente ans. Ceci, en raison du braconnage et de la perte d’habitat.
Le Parc zoologique de Paris participe activement à un EEP (EAZA Ex-situ Programme). Ce programme européen de reproduction vise non seulement à maintenir une population captive génétiquement viable, mais aussi à soutenir la recherche scientifique et enfin à sensibiliser le public.






