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Le jour où je me suis lancée dans le vide ... avec un parac...

Il y a quelques jours, un peu sous la pression de mes proches, je suis allée sauter en parachute. Un tandem depuis 4000 mètres. Il n’y a aucun risque m’a-t-on affirmé. Il faut dire que cette certitude me venait d’un parachutiste confirmé … un peu retraité de la voile tout de même. Alors comment s’est déroulée ma première expérience au-dessus des nuages ?

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Mon arrivée en famille à l’aéroclub de Colmar :

Un samedi matin, j’arrive avec une petit heure d’avance sur le décollage prévu. Après avoir rempli les formalités d’usage, je fais un dernier bisou aux enfants. Eux étaient un peu intrigués voire inquiets car ils savaient que maman allait « monter au ciel » mais qu’est ce que cela représente lorsqu’on a 3 ou 5 ans ?

Puisque je suis encore une « gamine » d’à peine plus d’un demi siècle, aucun certificat médical n’est exigé !

Pour l’occasion, mon mari-chéri m’a customisé un magnifique tee-shirt qui me sera fort utile dans mon rôle de femme sandwich lors de mes footing colmariens. C’est donc en fashion chuteuse que je suis avec attention les consignes préparatoires.

Comment tenir le harnais ? Quelle position pour les jambes durant la chute libre, le vol puis à l’atterrissage ? Que faire de ma tête de linotte au moment de tomber de l’avion ?

Tout cela semble d’une simplicité enfantine et je ne remarque même pas que l’ensemble des chuteurs a la moitié de mon âge pourtant pas si canonique que cela.

Certains me semblent plus ou moins à l’aise mais tous ont choisi d’être là …

Décollage immédiat :

Nous montons rapidement à bord de l’avion même si je fais partie de la deuxième fournée. J’ai à peine regardé mes prédécesseurs. Je dois tout de même vous dire que je n’étais vraiment pas fana avec cette idée de sauter en parachute. Elle ne venait pas du tout de moi et mon charmant époux a dû pas mal insister pour que je cède à sa demande.

L’avion mettra environ 15 minutes pour atteindre son altitude de 4000 mètres. Durant la montée, Arnaud, mon instructeur, ultra pédago, m’aura à nouveau répéter avec une douceur digne d’une clinique privée 5*, les gestes à réaliser et les faits qui se produiront quelques instants plus tard.

Je me sens très chanceuse d’être cornaquée par une personne pro aussi bienveillante. Pourtant lorsqu’il prononce la phrase : Ca y est, on en perd. J’ai l’impression désagréable d’être au bloc opératoire de Greys Anatomy. Bon il n’avait pas la tête de Derek Shepherd non plus mais tout de même !

En voyant ou plutôt apercevant les premiers « paquets » tomber, je flippe ! Je prononce même sans énervement à deux reprises la formule de circonstances : J’ai peur, j’ai vraiment trop peur !

Comme une ado en 2024.

Là j’ai un black out. Je crois qu’Arnaud me pousse vers l’avant le long des rails métalliques sur lesquels nous sommes assis. Puis arrivés près de la porte grande ouverte, je crois que je me laisse totalement prendre en charge voire même je m’abandonne. Je crois m’être dit : Et bien si c’est la fin, très bien. J’ai mis correctement la tête en arrière et fermé les yeux.

Vite, je tombe ….

Comme le chantait Bruel, il y a vingt ans, est ce que tu s’ras en bas pour m’emm’ner là où je ne sais pas ….

J’ai eu l’impression que mes yeux sont restés clos de longues très longues secondes. Pourtant en visionnant les rush, j’ai constaté que cela n’a même pas duré 3 secondes avant que j’ouvre les yeux.

Je regrette déjà d’avoir raté la bascule et je sens la douleur envahir mes oreilles. Mais je suis tellement trouillarde que je ne lâche pas d’une main le harnais pour me pincer le nez et décompresser.

Arnaud me tapote l’épaule pour me faire comprendre qu’il est temps de tendre les bras.

Pfff ! je tiens encore fermement le harnais. Ce n’est que lorsque je vois la camérawoman me sourire que j’ose lâcher et étendre les bras. Dépourvue d’une musculature digne de ce nom, je dois un peu lutter contre le vent pour garder les bras tendus à cette vitesse vertigineuse.

Je ne ferai pas ce joli cœur de circonstances entre index et pouces. Tant pis ! Là je suis incapable de décrire exactement ce que je ressens. Probablement faudrait-il que je saute à nouveau. Ce ne sera probablement pas le cas.

La chute libre dure environ 45 secondes. J’apprendrai ensuite que celle-ci s’est faite à 225km/heure.

Puis l’instructeur décide vers 1500 mètres de mémoire, d’ouvrir la voile.

Ca plane pour moi :

Nous voilà partis pour 4 à 8 minutes de promenade au-dessus de Colmar. J’admire la plage. J’oublie de regarder les Vosges tout comme j’ai oublié d’observer l’arrondi de la terre durant la chute libre. Bon heureusement que je l’avais déjà vu à Wallis au bord du lagon en altitude.

Arnaud me donne les commandes mais un peu à la façon d’une auto-école. L’élève peut croire qu’il maîtrise alors que l’instructeur garde un pied sur le frein, l’autre sur l’embrayage. Nous enchainons quelques virages histoire de se faire tourner la tête.

A savoir que plus vous ferez de virages, moins longue sera la descente.

Cela rend super en vidéo. En live cela me fait tourner la tête. Et comme j’apprécie de planer, je n’en demande pas davantage.

Atterrissage en douceur :

Le sol se rapproche très rapidement. Je place, comme demandé, les mains sous les cuisses. Nous arrivons au sol en toute élégance. Moi debout … lui je ne sais pas !

Quelques photos, le recueil des impressions et je retrouve nos enfants.

Qu’ont-ils ressenti ? Je ne sais pas à part une forme d’excitation bien légitime. La peur pour les deux plus jeunes de savoir ce qu’il va advenir de maman.

La suite fut un déjeuner familial à l’aéroclub fort sympathique. Frites, saucisses, tout le monde a su se rendre utile voire indispensable. En rentrant nous avons beaucoup ri en visionnant les photos faites dans le ciel et la vidéo prise par mon moniteur lui-même.

Une expérience de chute libre à 225km/h puis quelques minutes à planer au-dessus de Colmar. Et hop ! C’est déjà fini.

Prêts pour tenter l’expérience ?

Adressez-vous à Alsace Parachutisme. Vous aurez à faire à une société disposant non seulement de 16 ans d’expertise mais aussi d’un personnel professionnel du parachutisme. L’ambiance y est très familiale. De plus, le lieu est exceptionnel. En effet, vous sauterez au-dessus de la plaine d’Alsace et des conforts des Vosges.

Capacité d’accueil de 6 tandems dans le même avion. A partir de 14 ans.

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Les plus de Colmar. C’est jusqu’à 6 tandems dans le même avion, 4000 mètres d’altitude, un accueil chaleureux et professionnel. Par ailleurs, vous pourrez souscrire aux options suivantes : un staff de vidéomen pour des prises de vues externes époustouflantes. Préparation au sol en groupe, un avion confortable. Cerise sur la toile, la remise d’un diplôme sur lequel figure votre vitesse de chute libre !

Alsace parachutisme, spécialiste en saut en parachute et tandem à Colmar, en Alsace et Vosges ! Plus d’informations au 03 89 86 01 84.

Si vous êtes parachutiste, détenteur du brevet B, et propriétaire de votre matériel, vous pouvez les rejoindre pour profiter de leur superbe avion.

Alsace Parachutisme, propose des cadeaux insolites pour mariage, des bons cadeaux

Aérodrome de Colmar-Houssen

43 Av. de la Foire aux Vins, 68000 Colmar

03 89 86 01 84

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