«Depuis les frises du Parthénon… nul artiste n’a rendu comme Géricault l’idéal de la perfection chevaline.»
Théophile Gautier . 1848

Cette année célèbre le bicentenaire de la mort du peintre et cavalier émérite Théodore Géricault (1791-1824. L’occasion pour le musée de la Vie Romantique d’organiser une exposition réunissant une centaine d’œuvres de l’artiste autour du thème du cheval.
Le Radeau de la méduse est souvent le premier titre qui vient à l’esprit concernant l’œuvre de Géricault. Mais sa passion n’était pas la mer. C’était celle des chevaux. Sous toutes les formes : dessins, croquis, esquisses, lithographies, sculptures, grandes peintures à l’huile, ce « fou de cheval » a décrit tous les chevaux, toutes les parties des chevaux, toutes les étapes de la vie d’un cheval. Écuries, champs de bataille, chemins de halage, travaux des champs, ateliers de maréchaux ferrants, scènes de rue… tous les lieux et prétextes furent bons pour mettre en scène « la plus grande conquête de l’homme ».
Une passion quasi obsessionnelle

Bruno Chenique, docteur en histoire de l’art, spécialiste de Géricault explique que le peintre « ne cessait d’explorer toutes les étapes de la vie du cheval, en l’associant à sa vision hautement poétique, humaniste et sociale du monde ». Quant à Gaëlle Rio, directrice du musée de la Vie Romantique, elle précise « que le motif ou le thème du cheval irrigue toute la vie de Géricault, de son enfance à sa carrière d’artiste, en passant par sa formation, ses voyages à Rome et à Londres. Il a « ausculté » les chevaux dans les moindres recoins de leur chair ».


Mais, hélas… une passion mortelle

En août 1823, Géricault a 32 ans. Il fait plusieurs chutes de cheval. La dernière a lieu en Août, rue des Martyrs (pas loin, d’ailleurs, du musée de la Vie Romantique). Après cinq mois d’immobilisation dans son lit, Théodore Géricault mourrait.
Pendant sa courte vie, il avait réalisé des centaines de tableaux et des milliers de dessins dans lesquels il avait exploré, de son pinceau virtuose, l’anatomie, le mouvement, l’expressivité et l’émotion de l’animal.
Le parcours thématisé de cette magnifique exposition permet de classer les différentes images de chevaux selon le contexte dans lequel elles s’inscrivent, qu’il soit militaire, festif, industriel ou encore sportif. Cinq sections définissent le parcours. Le cheval politique, l’écurie sanctuaire ou aussi Rome : la course des chevaux libres, Londres : dandies et prolétaires et la mort du cheval.
MUSÉE DE LA VIE ROMANTIQUE

16 rue Chaptal, 75009 Paris
Tél. : 01 55 31 95 67






