Se heurter au digital avec un ado

Le digital est partout. A la maison, au bureau mais aussi à l’école, mes enfants sont inscrits dans une école « tout numérique ». Cela signifie qu’à partir de la sixième, leur cartable bien que toujours aussi lourds, ne contiennent plus un seul livre papier mais une tablette ou un ordinateur. L’école est d’ailleurs assez exigeante quant aux performances attendues par la bécane ! Le digital a même envahi certains lycées dits « classiques ». En effet, mon ado de 15 ans mis selon nous-ses parents- en échec scolaire suite à un abus d’ordinateur, double sa première dans un lycée qui fonctionne- alleluia- avec des manuels scolaires papier. Mais la professeur de français a tout de même demandé dans les nécessaires scolaires, un smartphone avec liaison 4G et écouteurs à avoir en cours à la demande…. Je me sens réellement d’un autre âge.

Par ailleurs je constate que c’est la chute libre des maîtrises scolaires de ce que je considère encore comme des fondamentaux.

Le digital dès la petite enfance :

Il me suffit de regarder comment Wallis-Sixtine âgée de 18 mois à peine est attirée par nos smartphone. Elle sait déjà scroller sur l’écran alors qu’elle ne sait pas tourner les pages d’un livre. Dès que mon téléphone est posé un peu loin de moi ou de son père, elle s’empresse d’aller le chercher pour le tendre à son propriétaire. Quel piètre exemple nous lui avons déjà infusé.

La réaction assez répandue du rejet du contrôle parental :

Suite à un retour répété de parents en détresse face à ce que je nomme une addiction au digital de nos ados, l’école nous a transmis via pronote la consigne d’installer un système de contrôle parental sur les tablettes et ordinateurs des enfants. Les miens ne disposant pas de téléphone, je ne sais même pas si tous les téléphones peuvent facilement être équipés d’un logiciel de contrôle parental. Mais je pense que oui. Enfin, à condition que votre enfant soit un minimum compliant.

En effet, notre ado, pas peu fier de sa maîtrise de l’informatique est allé jusqu’à désinstaller la totalité des logiciels de son ordinateur pour se débarrasser du fameux logiciel pirate !

Nous avions souscrit un abonnement familial qui permet de couvrir tous les appareils à disposition des enfants et ados. Mais d’une part cela en a rendu certains très agressifs, d’autre part la pédagogie fut un échec total malgré tous nos efforts d’explication pour eux. Si les plus jeunes se plient au contrôle de leur accès digital en demandant d’ailleurs lorsque ça leur est nécessaire, un accès assoupli, les plus grands considèrent cela comme une intrusion dans leur vie privée. Pire qu’une privation de liberté, c’est un droit que nous nous octroyons de façon, je cite « inadmissible ». La société de contrôle parental, Qustodio, a été d’ailleurs assez réactive pour me répondre lors de mes appels au secours.

Non seulement vous avez intérêt à savoir écrire correctement votre doléance en anglais. Mais le retour était en substance cela : Le contrôle parental doit être compris et accepté par l’enfant. A vous donc de lui expliquer que c’est pour son bien. sinon il pourra toujours contourner.

Tenter de fuir le digital :

C’est totalement impossible. En effet, les profs sont ici, tous complices en faisant renvoyer les devoirs via le compte Whatsapp de la classe. En donnant des QR code plutôt que des feuilles de devoirs aux élèves. Bref, que les lycéens ne sachent pas rédiger une phrase dans un français soutenu ou ne serait-ce que sans trop de fautes, passe largement à l’arrière plan. 

Comment réagir face aux ados outrés ?

Si vous sentir tyrannique en exigeant un contrôle des horaires ou le dépôt la nuit de l’outil digital vous pose problème, c’est vous qui allez souffrir. Ils ont toute la vie devant eux pour vous faire céder. Certains, le mien en particulier, vous feront passer pour les « pires Co…… de la terre » parce qu’après 12 heures d’affilée sur youtube vous avez confisqué l’ordi ! Armez-vous de patience ou d’une clef pour votre chambre. J’ai carrément demandé à mon mari d’emporter à son bureau toutes les consoles de jeu. Dommage pour ceux qui savaient raison garder. 

Certains livres qui traitent de l’addiction au numérique peuvent nous aider à adapter ou modifier nos attitudes face à nos ados. 

Tous accros aux écrans :

Télétravail, réseaux sociaux, e-commerce, appels visio, jeux… Nous sommes aujourd’hui confrontés en permanence au digital. Cette omniprésence a amené de nouvelles formes d’addictions, dont on ne mesure pas encore tout le danger ni l’ampleur. Comme les autres addictions, les cyberdépendances engendrent des désordres pathologiques dont les dégâts comportementaux et psychiques commencent seulement à être révélés.

Alors comment savoir si vous êtes cyberdépendant ? Comment décrocher de vos écrans ? Êtes-vous capable de ne pas utiliser votre téléphone pendant une journée ? Quelles stratégies pouvez-vous déployer pour limiter votre usage quotidien des écrans ?

Dans Tous accros aux écrans, Alexis Peschard accompagne les personnes touchées par la cyberdépendance mais également leur entourage. Celui-ci se retrouve souvent démuni face à ces nouvelles addictions au digital. Il propose non seulement des tests d’autoévaluation, des témoignages commentés mais aussi des outils de prévention et des conseils pratiques pour identifier son degré de dépendance. Puis comment se distancier du digital dans un cadre privé ou professionnel. Un guide pratique pour sortir de la spirale de la dépendance aux écrans et espérer retrouver la liberté !

Informations pratiques :

Tous accros aux écrans publié aux éditions Mardaga, 17€90

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