Il n’y a pas que le chocolat pour Pâques cette année

Lorsque Pâques approche, la Guyane s’affaire. A peine sortis du Carnaval, les autochtones, les vrais pense à la préparation de leur bouillon d’awara. En effet, ce célèbre plat guyanais se déguste en famille de façon très traditionnelle le week-end de Pâques. Mais avant il faut ramasser le fruit qui va permettre de faire la pâte. Ensuite avec cette pâte et une longue liste d’autres ingrédients, il faudra préparer la soupe. De nos jours, vous pouvez acheter la pâte toute faite. Une façon de gagner pas mal de temps de ce qu’on m’en a raconter. Mais le plus amusant est la légende qui se rattache à ce plat local. Ainsi il se dit que celui qui en mange reviendra immanquablement en Guyane. Une préparation qui rappelle à bon nombre de guyanais des souvenirs d’enfance accommodés à la cuisine moderne. Si cette recette se transmet aujourd’hui encore de mère ou grand-mère en fille, c’est surtout l’occasion de fêter Pâques en famille. Chez nous, si le chocolat occupe bien entendu sa place, d’autres façons de célébrer le passage du lapin ou des cloches existent également.Pâques

Travaux manuels et artistiques :

Nous avons durant des années peint et décoré des œufs durs avec des teintures naturelles. Betterave, pelures d’oignons, chou rouge, épinard ou café infusé faisaient office de peinture. La myrtille fonctionne très bien mais le prix de revient me rebute forcément. Ensuite les enfants dessinaient au marqueur indélébile ou collaient des autocollants. Ces derniers venaient initialement d’Allemagne. Mais depuis pas mal d’années, il est facile de trouver tout le nécessaire décoratif chez nous.

Maintenant que nous avons à la maison une petite allergique aux œufs, je limite Pâques aux chocolats et aux petits présents associés.

Voici donc cette notre sélection de livres d’activités Usborne.

La peinture magique :

Il suffit de passer un fin pinceau trempé dans un peu d’eau. Les illustrations initialement en noir et blanc se colorent tel un décor de printemps. Les scènes imagées remplies de lapins et d’œufs de Pâques prennent vie comme par enchantement. Nos enfants adorent ces cahiers de peinture magique. Il en existe des plus ou moins avancés en terme de précision. Attention donnez leur toujours un papier absorbant et un verre avec un peu d’eau pour rincer le pinceau entre deux zones. Sinon l’œuvre d’art devient rapidement un dégradé de marrons !

Les peintures magiques ne se limitent pas aux poussins, lapins et œufs de Pâques, d’autres albums sur les thèmes de la ferme d’une part mais aussi le jardin sont vraiment d’actualité. 6€95

Ma petite collection J’habille mes amies

Un livre d’autocollants plein de charme rempli de personnages à habiller. A chaque double pages, de nouvelles scènes imagées à compléter.
C’est le printemps, les jeunes amies nourrissent des agneaux à peine nés et des oisillons venant d’éclore. D’une part elles jouent avec des lapins et d’autre part font une chasse aux œufs de Pâques. 24 pages à glisser dans son sac à dos. 5€95

Mon premier bloc de jeux, la ferme :

Plus de 90 jeux de mots et jeux d’observation sur la vie à la ferme.
Tracteurs et animaux de la ferme illustrent les pages de ce bloc de jeux. Une chouette façon d’occuper les  jours de pluie, les vacances ou les longs trajets. Labyrinthes, jeux des différences ou bien points à relier, mots mêlés ou encore jeux de logique simples… Les activités et les jeux proposés leur donnent aussi l’occasion de développer le sens de l’observation. Par ailleurs d’autres compétences comme la lecture, le calcul et l’écriture seront sollicitées. 94 pages, 7€95.

Petite histoire de Pâques :

awara pâques

Copyright @c.Lama

Tout commence donc par le ramassage des fruits. Les awaras se trouvent au pied du palmier. Ensuite il faut laisser les fruits tremper dans de l’eau. Puis le gros du travail s’enclenche au début de la semaine Sainte. Epluchage des fruits ramollis avant de les écraser avec un pilon en marbre. Vient alors le moment d’ébouillanter les awaras avec de l’eau brûlante. Une façon d’en tirer un jus qui cuit ensuite sur un feu de charbon. Une façon d’obtenir une pâte ou un jus épais écarlate selon les familles. On ajoute alors des viandes boucanées. Ce type de viande est assez typique des Antilles et de la Guyane. Viennent ensuite les autres ingrédients de la recette. Non seulement concombres piquants, haricots verts, épinards mais aussi queues de porc, etc… Bref cette préparation prend toute la semaine ! Le plat doit être prêt le vendredi Saint avant la procession.

Même si au final c’est généralement le dimanche que vient le moment de passer à table tous ensemble, famille et amis ou voisins.

Ce bouillon se partage toujours à Pâques ou à la Pentecôte, jamais en dehors !

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