«  Est-ce qu’on mangeait mieux avant ? », des spécialistes donnent leur avis sur notre alimentation …

Ah! Souvenez-vous… De l’inimitable blanquette de grand mère, du gâteau roulé de Maman, de la raie au beurre blanc de la tante qui, avant chaque visite prévue, disait toujours « mes chéris vous savez que je n’aime pas la viande ». Une vegan avant l’heure, mais à l’époque on n’employait pas le mot « végan ».
Alors effet nostalgie ou réalité vérifiable ? L’alimentation, « c’était vraiment mieux avant » ? 
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C’est lors de la 5ème et récente rencontre MeatLab Charal que le problème de notre alimentation a été débattu. Delphine Michaut, directrice conseil à l’institut d’étude OpinionWay a introduit le débat animé par Grégory Dubourg, directeur et fondateur de l’agence Nutrikéo, spécialisée dans les sujets liés à l’alimentation, à la nutrition et à la santé. Pour en parler : Anne-Charlotte Dockès, Cheffe du département Métiers de l’Élevage et Société à l’institut de l’élevage. Francis Eustache, Directeur de l’unité de recherche « Neuropsychologie et imagerie de la mémoire humaine » (Inserm-EPHE- université Caen-Normandie) et président du conseil scientifique de l’Observatoire B2V des mémoires. Et Philippe Goetzmann, Consultant en grande consommation et agroalimentaire 

L’évolution de notre rapport à l’alimentation entre les années 1970 et aujourd’hui

D’une manière générale Les Français ont une vision plutôt pessimiste de la vie d’aujourd’hui comparée à celle des années 1970. Pour 3/4 des Français, la vie, « c’était mieux avant » : ils sont assez unanimes sur le sujet, plus précisément 74 % estiment que la vie était mieux avant. Un sentiment partagé par toutes les générations : que l’on soit de la génération Z , Y, X  ou baby- boomer. Ce ressenti est partagé, quelque soit la région, et que les foyers aient ou non des enfants. Seule différence, la catégorie socio-professionnelle à laquelle appartiennent les personnes interrogées, ainsi que leur activité ou inactivité professionnelle.

Enfin, un élément très important dans les réponses à la fameuse question (l’alimentation, c’était mieux avant), est bien évidemment l’impact récent de la crise sanitaire.

 

Des perceptions très différentes selon l’âge des Français 

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46 % estiment que l’alimentation « c’était mieux avant », ce qui laisse une majorité de Français qui estiment que ce n’est « ni mieux ni moins bien qu’avant », voire « mieux maintenant ». Ce « mieux maintenant » est essentiellement porté par ceux de la génération Z (18-21 ans) ce qui ne surprendra personne. Plus on vieillit, plus on a une vision négative de l’alimentation d’aujourd’hui, particulièrement pour la génération X (41 à 56 ans) et les baby-boomers. Nostalgie oblige !

Un des regrets exprimé concerne « le lien social » établi au cours des repas (moins de temps accordé aux repas pour 74 % des Français, moins de temps accordé à cuisiner pour 67 %, moins de partage des repas en famille pour 58 %). Un autre regret concerne la naturalisé, la composition et la qualité des produits alimentaires que de nombreux « sondés » estiment dégradées. Enfin, le prix s’est également dégradé pour la moitié des Français et de façon assez transversale aux générations. 

Cessons de gémir ! Il y a des points positifs dans notre alimentation ! 

Les Français s’accordent sur des points d’amélioration de l’alimentation, avec en premier lieu, une plus grande diversité (69 %), une possibilité de manger des produits exotiques (73 %), la praticité (65 %), et une meilleure sécurité et traçabilité (63 %). Une fois de plus, la dichotomie est importante entre les jeunes et les plus âgés : pour la génération Z ( 18-21 ans), on retrouve des évocations plus émotionnelles, tandis que du côté des baby-boomers, les points d’amélioration sont plutôt fonctionnels. 

Enfin, une grande majorité d’entre nous (83%) accorde de l’importance à notre alimentation au quotidien, et c’est encore plus marqué chez les femmes et les plus de 40 ans. 

On ne dit plus plus boulot-metro-dodo mais goût-qualité-plaisir 

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Les trois premières préoccupations des Français sont le goût (72 %), la qualité du produit (68 %) et la dimension plaisir (66 %). Ce, quelle que soit la génération interrogée. L’impact sur la santé est également un critère primordial. A noter : le bien-être animal devient un intérêt de plus en plus important dans les attentes de la société depuis quelques années. Il devance même l’impact environnemental.

Tableaux et visuels : opinionway & Charal 

www.opinion-way.com/fr/

www.charal.fr

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