Une vigneronne passionnée nous explique tout sur le vin

Sylvie Augereau est d’abord vigneronne dans la Vallée de la Loire. Elle est aussi écrivain, chroniqueuse et organisatrice de salons de vins nature. Elle vient de publier un fort joli ouvrage sur le vin aux Editions Hoëbeke. Il est préfacé par l’auteur et critique gastronomique François-Régis Gaudry. Les photographies magnifiques sont signées Louis-Laurent Grandadam. Un livre à offrir ou à s’offrir, et à déguster page à page, sans aucune modération. 
 
« Nous avons voulu ce livre parce qu’il n’existait pas. On ne vous avait jamais expliqué le vin comme ça. Au commencement il y avait les vibrantes photos de Louis-Laurent, puis une envie de vigneronne de partager. Et mon besoin de le faire joyeusement. Ce livre paraît simple. Parce qu’il y a derrière un travail gigantesque, agité de beaucoup de mains et d’esprits. Il raconte une histoire dehors, dedans, des gens avec la nature…». Voilà comment Sylvie Augereau présente son livre, en librairie depuis fin octobre.
 

Ni un guide des vins, ni un précis de dégustation

Le vin

@F. Lebel

Sylvie Augereau raconte dans son ouvrage le long travail du vin qui démarre dans les vignes, se poursuit dans la çave, puis dans une bouteille. A la fois joyeux et très pédagogique, ce livre est un témoignage sur la vigne et les vigneron.ne.s. Un court extrait en dit plus qu’un long discours. Ainsi à propos des vendanges, lorsqu’on est à J-2 : « Il faut goûter la pulpe, il faut mâcher la peau pour y déceler un éventuel côté végétal du « pas mûr ». On le retrouvera exacerbé dans le vin. Il faut regarder la couleur du pinceau, (quand on détache le grain, le pinceau est ce qui reste accroché à la raffle). Il doit être rouge pour les rouges et un peu jaune pour les raisins blancs »
 

Un autre extrait sur le parfum des vignes

le vin

@F. Lebel

 
« Quand on arrive dans les vignes, un parfum extraordinaire flotte sur toute la parcelle. La vigne fleurit, ça sent l’orgeat, le tilleul… C’est un moment délicat où il ne faut pas trop toucher la vigne, pour qu’elle aille jusqu’au fruit. On évite même de travailler les sols, parce que si la fleur est stressée, elle ne fera pas de fruit ». Au fait, ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi  il n’existait pas de miel de vigne ? Parce que la vigne s’auto-féconde et n’a donc pas besoin des abeilles… et oui, dommage !
le vin

@F. Lebel

 
 
224 pages- 350 photos
30€  

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