Au pays de Montbéliard, la verquelure poursuit sa séculaire aventure…

Née au Moyen-Age avec la culture du chanvre, la verquelée – comme on l’appelait jadis – est une jolie toile tissée caractéristique du pays de Montbéliard. Aujourd’hui, la verquelure renaît, en lin et coton bio, fabriquée artisanalement dans un seul atelier.
Montbéliard

@F Lebel

On l’appelait même « Montbéliard » 

Cette toile si caractéristique de sa région prit même un temps, le nom de Montbéliard. Quant à verquelure, les avis divergent sur l’origine de ce nom. Certains pensent qu’il peut être une déformation du mot « vergueux », provenant lui même de « gueux » qui signifie raide. D’autres estiment que le nom de cette étoffe aux carreaux de couleurs viendrait de « vergié » et « vergelé » signifiant rayé, bigarré en ancien français. Qu’importe !  Autrefois présente dans chaque foyer, les dernières verquelures tissées main datent du début du XXè siècle. L’industrialisation intensive et les exigences de productivité mirent fin au tissage de cette toile. Un temps, elle fut remplacée par une toile imprimée de motifs « verquelés », mais le succès ne fut pas au rendez-vous. Jusqu’en 2007, seul le magasin « La maison du Blanc » à Montbéliard vendait de la verquelure tissée en Alsace. 
Montbéliard

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Le projet de la renaissance de l’étoffe identitaire

En 2018, la nouvelle équipe à la tête de l’Office de Tourisme de Montbéliard constate que ce dernier ne possède pas de boutique. Or, en ouvrir une à l’occasion des « Lumières de Noël » semblait l’occasion rêvée pour mettre en valeur produits et savoir-faire locaux. Le choix de la verquelure fut alors une évidence. À la fin de l’été 2018, l’Office de Tourisme partit à la recherche d’un tisserand capable d’en tisser. Il fallait pour cela que la personne possède la technique et les machines nécessaires à sa confection pour tisser vite et avoir du tissu pour les « Lumières de Noël ». Un événement qui rassemble chaque année près de 450 000 visiteurs.

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Et Cédric Plumey arriva…

Montbéliard

Atelier Cédric Plumey @F Lebel

Après avoir étudié l’histoire des tissus et leur fabrication, Cédric Plumey crée son entreprise de tissage artisanal. Il fabrique la verquelure sur des vieux métiers à tisser du XIXè et XXè siècles avec des fibres naturelles : du lin et du coton bio. Il fallut ensuite trouver des couturières pour confectionner nappes, coussins, trousses, tabliers et de nombreux autres objets. En novembre, à l’ouverture de la boutique de l’Office de Tourisme, 250 mètres de ce tissu étaient disponibles. Pari gagné. Depuis, le succès se confirme et l’engouement gagne restaurateurs (des panières en verquelure sont posées sur les tables), créateurs, tapissiers, maroquiniers etc.
Objets et tissus au mètre sont disponibles à l’Office de Tourisme de Montbéliard (Tél. 03 81 94 45 60). 
Possibilité de s’en procurer par correspondance.
A noter : des exemplaires de verquelure ancienne sont visibles au musée Beurnier-Rossel, un véritable lieu de mémoire de la ville de Montbéliard.

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Verquelure ancienne au musée Beurnier-Rossel @F Lebel

www.paysdemontbeliard-tourisme.com

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