A la découverte des bienfaits du bain langé sur mon nourrisson

J’ai eu la chance et le bonheur d’accompagner les naissances de nos enfants durant plus d’un quart de siècle. Exprimé ainsi ça donnerait presque le tournis. En vérité, je n’ai pas ressenti cette impression de temps qui passe. Je me souviens de la chaude matinée de la naissance de ma fille aînée avec une exactitude qui me bouleverse moi-même. Quel bonheur pour l’humain de pouvoir ainsi imprimer des instants de vie à tout jamais. Enfin au moins à mon échelle du “tout jamais” ! Durant ces années, j’ai vu défiler les modes ou la mode diront certains, j’ai pu découvrir la maternité autrement de l’un à l’autre diront d’autres. Couchage surtout sur le ventre pour éviter l’étouffement lors des régurgitations pour les premiers. Passage sur le côté avec le cale bébé quelques années plus tard. Pour enfin imposer de façon presque culpabilisante, exclusivement le couchage sur le dos après les avancées des études sur le SMSN (syndrome de mort subite du nourrisson). Ceci est un exemple très extrême des évolutions proposées ou imposées aux jeunes parents. Si je n’avais pas vécu des maternités sur autant d’années, je n’aurais probablement jamais découvert le miracle de l’emmaillotage avec Louis-Octave. J’en serais restée aux plus classiques turbulettes. Par ailleurs, je ne serais pas devenue une experte de la dermatite atopique. Merci Ennéa-Lou ! Enfin il m’aura fallu attendre la naissance de notre dixième enfant pour découvrir et surtout mettre en pratique le bain langé. bain langé

Après le liquide amniotique, découvrir l’eau du bain :

C’est d’une part l’expérience pratique et d’autre part au fil de lectures spécialisées mais aussi grâce aux -si souvent décriés- réseaux sociaux que ma vision du maternage a évolué en près de trois décennies. Cela faisait en fait quelques années déjà que je savais qu’il existait une autre façon de familiariser un nourrisson avec l’eau après sa naissance. J’avais déjà , il y a trois ans été subjuguée par l’apparent bien-être de très jeunes bébés dans le bain tandis que certains de mes enfants hurlaient lorsqu’ils étaient dans la baignoire ! Je pense en particulier à mes fils aînés qui étaient souvent baignés par une nounou il y a 25 ans. Elle venait à la maison et se chargeait du bain qu’elle effectuait chaque matin de façon efficace sur des grands prématurés nés à 32 semaines (sortis de l’hôpital à 36) pendant que je m’occupais de leur grande sœur de 22 mois.

Avec le recul que j’ai aujourd’hui, j’en ai presque aussi froid dans le dos que la température parisienne extérieure du mois de mars de l’époque ! Si je n’ai pas osé baigné Loulou et Chouquette comme j’ai choisi de le faire avec Wallis-Sixtine c’est probablement parce que je n’ai pas trouvé d’écho à ma demande à ce moment là. Pour notre petite perle du lagon, j’ai eu le courage de demander à plusieurs sage-femmes. Et je suis justement tombée comme souvent heureusement dans cette profession ou plutôt vocation, sur une perle. Même si une naissance par césarienne est selon moi un gros handicap en suite de couches, je parviens à m’agenouiller au moins un jour sur deux devant la baignoire. C’est ainsi qu’elle et moi-et souvent même à trois- passons ainsi 5 bonnes minutes de zénitude totale.

Les bénéfices du bain langé :

Le bain dit langé ou encore enveloppé, permet au nourrisson de ne pas se sentir soudain dans trop d’espace pour lui. Selon ma propre expérience, de la même façon que l’emmaillotage du nourrisson évite le réflexe de Moreau qui réveille généralement l’enfant en sursaut, le bain langé apporte confort et réconfort au bébé. 

Un sentiment de bien-être immédiat apparait sur le visage béat du nourrisson. En particulier lorsque ses oreilles sont dans l’eau à 37 degrés. Peut-être ressent-il les bruits environnants de façon semblable à celle in utero. Par ailleurs le fait d’être envelopper dans un lange permet au bébé de diminuer son stress lors du bain. Vous commencez par déshabiller votre enfant dans une pièce chaude. Ici, il faut veiller à couper la climatisation pour supprimer les courants d’air. En effet, je remarque que Wallis-Sixtine se refroidit très vite et se met à trembler même avec une clim à 25 degrés. Mais ici à 25 on a froid !

Ensuite, vous l’emmaillotez d’un lange (couche en tissu tissé très légère). Je suis plutôt position fœtale alors que son papa lui laisse les jambes plus libres ! Enfin, vous plongez peu à peu votre enfant dans l’eau du bain en commençant par les pieds. La zénitude est totale très rapidement mais à son apogée lorsque la tête repose dans l’eau entre votre pouce et votre index. Si vous êtes assez sur de vous, l’enfant peut flotter simplement en reposant sur cette pince formée par vos deux doigts.

Attention aux débordements… d’émotion :

Je ne cherche pas à laver mon bébé par cette technique. De toutes façons depuis mes expériences malheureuses avec Ennéa-Lou en matière de lavage, je lave les bébés à l’eau uniquement. J’ai donc pris soin de nettoyer le siège et l’ombilic avant mon petit rituel. Mais d’autres méthodes existent afin d’allier l’utile à l’agréable en savonnant votre bébé sur le lange avant de la tremper dans le bain.

Ne ratez pas ce moment, il ne dure qu’un temps très bref dans la vie de l’enfant. En général, on propose ces bains enveloppés aux tout-petits jusqu’à 1 mois / 1 mois et demi. En grandissant, ils bougent davantage dans l’eau et n’ont donc plus besoin ni envie de lange.

Si vous êtes à fleur de peau en ce moment. Attention aussi à ne pas rester seule pour pouvoir éventuellement passer le relais en cas de débordement…. d’émotion. C’est un moment tout simplement magique de percevoir son enfant ainsi se sentir en sécurité.

Dans le même ordre d’idées, partez à la découverte du mois d’or.

 

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