Quand un maître sommelier signe son premier roman, cela donne une auto-fiction à saveur œnologique…

Après avoir écrit une quinzaine d’ouvrages maintes fois récompensés sur le monde du vin, Jacques Orhon signe  » Les fruits de l’exil « , son premier roman. 
Les fruits de l'exil

@F Lebel

 
Avec une bonne dose d’humour et une pointe de dérision l’auteur expose le destin de plusieurs générations d’immigrants européens. Mais il célèbre avant tout l’art de vivre, les voyages, les plaisirs de la table, les rencontres, la musique… Et surtout, il rend hommage au vin. Avec des mots, avec des expressions, avec une sensibilité qu’un demi-siècle d’expérience confère à un sommelier de renom. Jacques Orhon, véritable globe-trotteur du vin se montre aussi intuitif qu’enjoué dans ces trois cent cinquante pages qu’il à mis deux ans à écrire. 
 

Une histoire ponctuée de si jolies notes aromatiques

 

 
les fruits de l'exilPar delà l’intrigue où s’entrecroisent les péripéties de la vie mouvementée des immigrants européens, l’amour du vin demeure le fil rouge du roman. Chaque page ou presque offre de vivifiantes descriptions de vignobles ou transcrit l’émotion ressentie en dégustant un bon vin. Avec de troublantes correspondances entre vins et parfums, avec de grisants liens entre le vu et le senti. Peut-être dans quelques années vous aurez oublié l’histoire, mais vous ne dégusterez jamais un vin comme avant d’avoir lu cet ouvrage. Jacques Orhon a été professeur de sommellerie pendant trente ans et sillonne les vignobles du monde depuis cinquante. Son expérience, il nous la confie en toute simplicité. Rien de didactique dans « Les fruits de l’exil », juste des impressions, mais qui persistent et retiennent le souvenir . 
 

Deux vins exceptionnels à déguster tout en lisant l’ouvrage…( avec modération bien sûr) 

 
Ils sont cités par Jacques Orhon. Comment ce maître aurait-il pu oublier ces deux pépites?
Dirigée par Arnaud Thomassin, la grande maison de vins Château de France s’étend sur un des plus hauts coteaux de la terrasse de Léognan. Vin emblématique : le vin de longue garde « Château de France » AOP Pessac-Léognan rouge. 
Cépages : 40 % Cabernet Sauvignon, 60 % Merlot
Dégustation : robe rubis profond. Nez intense, complexe et mûr, floral pivoine, framboise, épicé poivre noir-muscade-réglisse zan, tabac blond. Bouche fondue et ronde, harmonieuse entre puissance, gourmandise, fraîcheur et matière, fruitée et poivrée jusque dans la longueur.
Harmonie mets-vin : terrine de chevreuil, épaule d’agneau, tajine kefta, daube de sanglier, cantal.
Prix indicatif : 25,30 € TTC départ Château
Deuxième pépite : le Morgon « Côte du Py » Dominique Piron. La côte du Py est une colline d’origine éruptive qui trône au milieu de l’appellation Morgon, dans le nord du Beaujolais. 
Cépage : 100% Gamay noir
Couleur grenat sombre. Arômes et saveurs de fruits à noyau, plus spécialement de cerise, voire de kirsch en vieillissant. Vin structuré, minéral et de très bonne garde. Belle note épicée. 
Il convient de consommer les Morgon jeunes, légèrement frais, vers 16°/17°. Les Morgon de plus de deux ans doivent être dégustés vers 18°. 
Le Morgon accompagne merveilleusement une cuisine simple et de terroir, et plus spécialement les plats à base de viande : gibiers à plume, volailles, grillades, viandes en sauces et quelques fromages.
Prix indicatif : 18 €
 
 

Les Fruits de l’exilles fruits de l'exil

 
360 pages- 19 €
Aux Editions de l’Homme

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