Peut-on booster son immunité en cette période de forte circulation de virus ?

Durant ces longues semaines de confinement, la nourriture a pris une place plus importante qu’à l’accoutumée dans notre rythme quotidien. Quand est-ce qu’on mange ? Qu’est ce qu’on mange ? Maman, j’ai faim ! Puisqu’en plus on ne trouve pas forcément ce dont on a envie dans nos placard, on ouvre nos livres de cuisine ou on surfe sur les sites gourmands.  Et si en même temps qu’on cuisine, on pouvait améliorer  la qualité de notre nutrition pour booster notre immunité ? En ces temps de pandémie mais aussi de façon générale, comment peut-on améliorer le contenu de notre assiette afin d’augmenter notre énergie cellulaire, immunitaire, émotionnelle, mentale et même sociale ?

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@MyBeautifulRP

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Booster notre immunité en mangeant mieux :

Sans vouloir forcément compter les calories de notre assiette. Sans vouloir maigrir absolument. Se nourrir intelligemment permet de garder la forme et une pleine vitalité.

Lorsque le covid 19 s’est abattu sur le monde, chacun s’est demandé se qu’il pouvait faire à son échelle pour tenter d’y échapper. Et bien à côté des nombreuses mesures barrières essentielles, il est aussi utile de booster son immunité via ce que nous absorbons.

Véronique Liesse férue de diététique explique sur sa chaîne YouTube depuis septembre 2019 l’Healthentiel.

Des trucs et astuces pour une nutrition intelligente :

Eviter de manger des viandes, souvent trop grasses mais privilégier le poisson gras pour ses omega-3 comme les poissons en boîtes par exemple. Les omega-3 ont un effet anti-inflammatoire naturel. Ici à Wallis, nous sommes privilégiés puisque la viande est délaissée au profit du poisson local.

Seul le cochon est élevé sur l’île pour la consommation des autochtones. Toutes les autres viandes sont importées de Nouvelle Zélande ou de métropole. Elles sont donc chères et pas toujours traçables.

En revanche, le vivaneau, le brème, le thon, la carangue, le perroquet rivalisent de saveurs consommés crus ou légèrement grillés.

Adopter des modes de cuisson douce ou mieux encore manger cru permet de préserver aux aliments leurs vitamines et minéraux.

N’oublions pas que les personnes âgées, souffrant de maladies chroniques, les fumeurs ont un terrain inflammatoire propice. C’est une grande partie de la population wallisienne.

Agir sur son immunité :

En consommant nutraceutiques et micronutriments comme la spiruline, le zinc, le sélénium, la glutamine, il est possible de réduire l’infection ou les complications qui en découlent.

Même si l’inflammation est un mécanisme indispensable à la guérison puisqu’il prévient le système immunitaire qu’il y a un problème dans notre corps, elle doit rester proportionnée à nos capacités à y répondre.

C’est la raison pour laquelle il est fortement déconseillé de prendre des anti inflammatoire en cas de contamination par le covid 19. Pour autant consommer des aliments aux propriétés anti inflammatoires, des vitamines et des minéraux permet d’améliorer notre microbiote. Par effet rebond cela améliore les chances de guérison.

Pour renforcer ses barrières, on peut veiller à consommer de la glutamine (Viande, poissons, œufs, produits de la mer, légumineuses, épinards, persil et oléagineux comme les noix, noisettes, amandes), de la vitamine D, du zinc, des Oméga-3 (poissons gras, huile de colza-noix-lin), des probiotiques, des fibres alimentaires et prébiotiques (feuilles de pissenlit, artichaut, oignon, lentilles, pois chiches, ananas, bananes, framboises, pamplemousses et pêches) par exemple.

Quid des vitamines ?

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Même ici au cœur de l’océan Pacifique il semblerait que la majorité des personnes soient en carence de vitamine D. Le soleil ne suffisant pas, nos enfants sont supplémentés deux fois par an avec une ampoule d’UV dose. Pourtant il semblerait mais ce serait trop fastidieux pour les enfants, qu’une prise journalière soit plus efficace plutôt qu’une fois tous les six mois.

J’ai donc adopté pour nous les gouttes vitamine D3++ 1000UI de D. Plantes même si les recommandations vont jusqu’à 5000 UI par jour !

Cette vitamine D joue un rôle dans la réduction du risque d’infection pulmonaire. C’est aussi une protection intestinale. La vitamine D aide à fabriquer des antibiotiques naturels.

Dans notre assiette, il est assez simple d’avoir des aliments riches en vitamine C, E, en sélénium, en zinc. Ils ont tous un pouvoir antioxydant.

Probiotiques, oligo-éléments….

Le zinc par exemple, tout comme les probiotiques réduisent l’afflux de molécules pro-inflammatoires car les ils sont eux-mêmes des éléments anti-inflammatoires.

Le zinc aurait un effet antiviral. Les céréales complètes, les germes de blé, le cacao, le poisson et la viande sont riches en zinc.

Préparez-vous plutôt une assiette anti inflammatoire et antioxydante. Cuite à basse température, assaisonnée d’oignons, d’ail, d’huile de colza, de lin ou de noix, vous y déposerez des légumes et des fruits crus de couleurs orange, rouge. Accompagnez cela d’un thé vert, une poignée d’amandes et de noisettes, un carré de chocolat noir et faites vous plaisir aussi…. car tous ces conseils ne valent plus grand chose si votre quotidien vous semble monotone et fade.

Pour éviter la toxicité, optez pour les cuissons douces de vos aliments bio de préférence. Rincez les plusieurs fois (le riz par exemple contient de l’arsenic avant rinçage) et cuisez les dans une importante quantité d’eau. Fuyez les bouteilles plastiques, les boissons light, les conserves, les fritures (plus facile à dire qu’à faire, à Wallis tout est frit !) et le BBQ est le plaisir du we !

Pensez aussi aux bienfaits du miel ! Ca nous avons des abeilles à Wallis !

Quid de la surconsommation de sucres rapides ou lents ?

Evidemment que le confinement peut amener à une prise de poids non voulue. Les magasins constatent une forte augmentation de consommation de farine blanche. Pourtant il est plus sain et agréable de découvrir toutes sortes de farines moins raffinées et plus riches d’un point de vue nutritif. Ici à Wallis, je trouve au mieux de la farine d’épeautre et de sarrasin mais en métropole, le choix est quasi infini. Noix de coco, pois chiche, maïs, riz….

De façon générale trop d’activité physique, un manque de sommeil, la consommation d’alcool, le stress, le tabac compromettent les fonctions immunitaires. S’ajoutent à cela une vie sédentaire, une alimentation riche en graisses saturées ou trans, oméga-6, édulcorants, sucres rapides mais pauvres en micronutriments, le tableau est alors bien pessimiste. Nous avons du temps pour cuisiner en ce moment alors évitons les aliments transformés du commerce  qui sont généralement à faible densité nutritionnelle.

Attention aux plantes contenues dans certains compléments alimentaires :

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) averti des conséquences que pourraient avoir certaines plantes contenues dans les compléments alimentaires sur la défense de l’organisme face au coronavirus. Certains contiennent des plantes qui peuvent perturber les défenses naturelles de l’organisme en interférant notamment avec les mécanismes de défense inflammatoires utiles pour lutter contre les infections et, en particulier, contre le COVID-19.

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