Impressions « à vue de nez » de parfumeurs confinés

Faisant tous partie de la maison de composition de parfums Symrise, cinq parfumeurs ont confié leurs impressions olfactives liées au confinement. 

@F.Lebel

 
 
Comme nous, ces parfumeurs restent chez eux. Comme nous ils prennent le temps de savourer les petits moments précieux de la journée. Ceux-là même, qui faute de temps, nous échappaient, il n’y a pas si longtemps… Pour la plupart d’entre nous le rythme du « métro-boulot-dodo »  s’est transformé en « maison-boulot-dodo ». Nous passons davantage de temps à préparer des repas, à câliner nos animaux, ranger nos maisons, converser avec nos enfants. 
Symrise a donc demandé à quelques uns de ses parfumeurs de partager l’histoire d’odeurs au quotidien. Des senteurs qui leur procurent des émotions olfactives et qui les aident à appréhender au mieux cette situation inhabituelle de confinement . 
Qu’ils soient à Paris, New York, São Paulo, en ville ou à la campagne, les « nez » de Symrise, ont répondu sous formes de vidéos à retrouver sur le compte instagram: 
 
 

Alexandra Carlin brûle de l’encens

 
« Passant plus de temps que jamais à la maison, j’ai mis en place une nouvelle routine : tous les jours à 18h, je suis un cours de méditation sur Instagram. C’est une nouvelle expérience pour moi. J’en profite aussi pour brûler l’encens Narotam de mon amie qui vit à Bombay, en Inde, pays cher à mon cœur. La senteur ambrée des conifères reste présente jusqu’au lendemain. Tout simplement divin ». 
 

Pierre-Constantin Guéros jardine… sur son balcon

Chaque jour, je prends le temps d’entretenir sur mon balcon un petit jardin de parfumeur miniature. Un petit monde coincé entre le Sacré-Cœur et le Moulin Rouge qui distille les odeurs du printemps. La glycine colonise le mur chaque année davantage et son odeur chaude épicée embaume le salon, les plantes aromatiques et les fleurs de printemps qui nous rappellent les saisons, l’odeur du géranium rosat m’inspire déjà un accord floral-boisé pour l’après… 
impressions

@F.Lebel

Emilie Coppermann joue du piano

 
 

Je redécouvre le plaisir de jouer du piano une heure par jour et l’odeur familière des partitions. Enfant, mes leçons se déroulaient dans un appartement charmant mais vétuste de l’île de la Cité. Il débordait d’objets chinés avec chacun son odeur. Mon professeur de piano, une vieille dame, portait Joy de Jean Patou. Ces odeurs de bois, d’encens et de papier parfois un peu moisi me reviennent en mémoire lorsque je joue le Moment Musical n°4 de Schubert. Un voyage dans le temps vers mes souvenirs d’enfance et leurs douces mélodies. 

@F.Lebel

Leslie Gauthier, bien loin de son chéri

« Être désormais basée à São Paulo, à plus de 10 000 km de mon cher et tendre, me pousse à trouver des astuces pour le faire apparaître. J’utilise donc le pouvoir des odeurs pour créer son hologramme sur mes oreillers et rendre son absence plus facile à vivre. Le contraste entre les feuilles de poivre rose vif, la chaleur de l’ambroxide et le patchouli sur le linge frais me ramènent à ces doux moments récemment partagés en Europe ». 

Suzie Le Helley et ses albums photos

Étant à la maison à Paris, j’essaie d’autres moyens de stimuler ma créativité et de trouver à m’évader. En regardant les albums photos de mes dernières vacances, je me souviens des itinéraires tout en les illustrant de cartes dessinées. Par-dessus tout, j’aime l’odeur de la peinture fraîche, des crayons de couleur, de la gomme et des encres qui me rappellent les notes de styrax et de cèdre de Virginie… Un ensemble d’odeurs familières avec lesquelles j’adore travailler. 

@F.Lebel

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.