Quand Ernest Pignon-Ernest présente la prochaine expo du musée Camille  Claudel…

Quelle jolie idée que d’avoir présenté l’exposition à venir à Nogent-sur-Seine dans l’emblématique Ruche parisienne ! Certes le lien entre l’aubois musée Camille Claudel et la Ruche est évident pour qui connaît le sculpteur Alfred Boucher. C’est en effet cet artiste qui créa la même année, en 1902, les deux bâtiments. 
A Paris il aménage à la Ruche des ateliers pour les artistes qui n’ont pas encore la chance de connaître, comme lui, le succès et la fortune. Et à Nogent-sur-Seine il crée un musée en signe de reconnaissance envers la ville qui l’a vu grandir. 

@Frédérique Lebel

L’impressionnante Ruche

Bien cachée dans son parc la Ruche ne se visite qu’une fois par an, lors de la Journée du Patrimoine. Et encore, certaines années, les immenses grilles, celles qui ornèrent le Palais de la femme lors de l’exposition de 1900, restent fermées. Les artistes résidents aiment la tranquillité… Au milieu du parc, derrière un rideau d’arbres s’érige la rotonde de la Ruche. Dessinée par Eiffel s’il vous plaît ! Et initialement Pavillon des vins de Bordeaux, toujours lors de l’expo de 1900. Boucher, consacré par le grand prix de sculpture lors de cet événement se procura aussi  deux statues provenant du pavillon des Indes Néerlandaises. Quand Ernest Pignon-Ernest, président par intérim de la fondation La Ruche-Seydoux, joue au guide de cet endroit mystérieux, les portes s’ouvrent. Même celles des ateliers !

@Frédérique Lebel

 

La future expo du Musée Camille Claudel : les sculpteurs du travail

Camille Claudel

@Caroline Bell

Autour de 1880, le thème du travail envahit le champ artistique. Des sculpteurs tels que Constantin Meunier, Jules Dalou ou encore Auguste Rodin représentent les différents métiers avec leurs gestes, leurs outils, leurs vêtements particuliers.  Leurs oeuvres glorifient le travail ou au contraire dénoncent les dérives de la condition ouvrière. Une grande première, car l’art statuaire de l’époque était en  principe réservé à la représentation des rois, reines et autres « grands hommes ». Avec ces sculpteurs quasi révolutionnaires pour l’époque, d’humbles travailleurs deviennent des héros de marbre ou de bronze. Dans leurs activités quotidiennes, paysans, mineurs, maçons acquièrent une dignité nouvelle, dans un style souvent très réaliste, voire naturaliste.

La collection permanente du musée

Paul Claudel sculpté par sa soeur Camille @Frédérique Lebel

En permanence les visiteurs peuvent admirer 45 sculptures de Camille Claudel. La scénographie est magnifique. Le bâtiment  contemporain du musée  intègre la maison où Camille vécut avec sa famille et où elle fit ses premiers pas dans la sculpture grâce à Alfred Boucher. La plus riche collection publique consacrée à l’artiste s’insère dans un parcours regroupant 200 œuvres. Un  parcours qui propose une immersion dans la sculpture française de 1880 à 1914. Il montre notamment dans quelle mesure Camille Claudel s’inscrivit dans son temps tout en s’en démarquant d’une manière profondément originale.

Rodin sculpté par Camille Claudel @Frédérique Lebel

A noter : la maison de champagne Chassenay d’Arce est partenaire du musée Camille Claudel.

@Frédérique Lebel

Riche de plus de 150 œuvres, l’exposition « Les Sculpteurs du travail » se tiendra du 4 avril au 6 septembre 2020, au musée Camille Claudel. 
 

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