JVC vous fait rêver avec un aller simple pour Futuna

Territoire français le plus éloigné de la métropole (16 à 22 mille km selon les sources) et probablement le plus aux antipodes du mode de vie parisien, Futuna est une petite île située à 218 km par voie maritime ou aérienne de notre Wallis d’accueil. Nous sommes ici aussi en Polynésie occidentale. Tout comme sa “soeur” ou “cousine” un peu plus grande, Futuna est donc l’un des deux archipels les plus isolés du Pacifique francophone.pantone futuna

Surnommée parfois l’enfant perdu, elle se situe non loin des Îles Fidji, Tonga et  Samoa. Nous sommes tombés particulièrement d’affection pour Alofi, cet îlot à l’habitant unique qui lui fait face.

Une terre, deux rois et l’État Français :

Si l’Administration Supérieure française y est présente depuis 1961, lorsque Futuna et Wallis accèdent au statut de Territoire d’Outre-mer par voie de référendum, Futuna est divisée en deux royaumes coutumiers. Alo occupe le sud-est et Sigave le nord-ouest de l’île. Elle conserve aujourd’hui encore et à jamais je pense l’essentiel de ses traditions et de son mode de vie. 

futuna

La religion occupe une place très importante dans le quotidien des wallisiens et futuniens. Ils pratiquent un catholicisme auquel ils ajoutent leurs prières personnelles se rapprochant parfois de croyances ancestrales. La coutume ou les coutumes font partie intégrante de cette pratique. Les rois mais aussi la chefferie (chefs de village, ministres coutumiers) jouent un rôle majeur dans l’organisation de la vie quotidienne.alofi

Les futuniens furent convertis au catholicisme au 19 ème siècle par Pierre Chanel. Cette évangélisation de l’île lui coûta la vie. Le prêtre y fut tué le , devenant ainsi le premier martyr de l’Océanie.

Toute la population locale verse un tribut aux chefferies, c’est une part importante des revenus qui permet aussi à l’organisation sociale et traditionnelle de persister.

Si la population n’est plus depuis longtemps en auto-subsistance, la culture vivrière est toujours très présente ici contrairement à Wallis. Nous y achetons d’excellents poissons lors de nos voyages trop rares. Principalement du thon jaune, du Thazard mais aussi des langoustes qui parfois sautent dans la glacière.

Informations pratiques :

Wallis a une superficie de 76 km2 environ, quand Futuna n’en a que 46 et Alofi 18. Si Wallis répertorie environ 7 à 8 000 habitants, futuna n’en compte que 3 000.

Sigave composé de 6 villages, possède de vastes champs de cultures irrigués. Les taros y poussent aussi bien que s’élèvent les cochons. Le royaume d’Alo composé lui de 8 villages, repose essentiellement sur une culture sèche d’ignames et un élevage de cochons de moindre importance.

Les supérettes, quincaillerie, magasin de meuble-électroménager ainsi que l’un des deux postes d’essence de l’île se situent à Sigave.

Si vous n’êtes pas invités par des amis futuniens, vous pourrez vous loger par exemple au fiafia, dans la chambre Napoléon. Un bijou à visiter même si vous ne faites que déjeuner d’un excellent sashimi de thon à l’hôtel.

Le Somalama vous accueillera aussi.

Se faire livrer à Futuna ?

Aujourd’hui encore à l’écart des grands circuits commerciaux, l’île compte deux supérettes et quelques échoppes principalement d’artisanat local. Vous y trouverez ce qui sera arrivé par bateau au quai de Leava (Sigave), livraison minute- environ toutes les 5 semaines par beau temps. Si la météo est capricieuse, ce sera tout comme à Wallis, la disette. Ne prévoyez pas le menu à l’avance sauf si vous connaissez des autochtones généreux qui accepteront de vous vendre leur production locale ainsi que le poisson pêché du jour au large. Blague à part, vous trouverez généralement le nécessaire, pour le superflu c’est une question de chance et de …. temps. Donc vous l’aurez compris, pas de livraison ni de Mac Drive sur le territoire mais des papayes à profusion et des noix de coco toute l’année. A noter que les locaux ne consomment que l’eau de coco, le fruit nourrit leurs cochons. Animal aussi nourricier que sacré puisqu’il est une des trois offrandes principales lors de la coutume. Les autres sont les nattes tressées à la main en feuilles de pandanus et les Tapas royaux ou pas, en feuilles de murier.

Un paradis à préserver : 

Certains futuniens ou métropolitains de passage, vous décriront Futuna comme un paradis en voie de disparition à préserver. Tandis que d’autres décriront l’île comme un lieu clos qu’ils durent quitter afin de faire des études, ou trouver du travail.

JVC vous parlera bientôt des balades et merveilles à découvrir si par bonheur votre route vous mène là-bas.

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