Un peu de philo pour nos jeunes lecteurs. Les éditions Gallimard s’y mettent aussi.

Et si vous mettiez entre les mains de vos jeunes lecteurs, quelques albums traitant de philo ? On peut bien commencer à discuter à tout âge. Avec Noé, 12 ans et Enora, 9 ans, nous avons choisi durant nos petites vacances de lire autre chose que des romans d’aventure et des bandes dessinées. Les éditions Gallimard Jeunesse nous ont envoyé deux petits livres rapides à lire. Pour autant, nous avons pu en discuter longuement par la suite. Un futur bachelier s’est même joint à ce tea-time-philo !

philo

De la philo dans la littérature jeunesse :

Nous avions découvert la collection Philozenfants parue chez Nathan avec des titres abordant la violence, le bonheur, les sentiments. Les deux premiers livres reçus des éditions Gallimard Jeunesse sont très éducatifs. “C’est pour ton bien” et  “Que nous apprend l’expérience ?”

Les albums Nathan s’adressaient aux 7-10 ans et avaient beaucoup plu à Noé. Enora les a même offert à la bibliothèque de son école à Wallis pour que ses camarades en profitent. J’ai donc naturellement demandé à Noé de les lire, me réjouissant de son retour rapide. Le moins qu’on puisse dire est que son avis est sans appel.

La philo selon Noé, 12 ans :

Le contenu philosophique de ce livre (C’est pour ton bien) ne m’a pas plu. En effet, je préfère le “fantastique” comme la plupart des enfants de mon âge. Je crois que ce livre est destiné aux plus de 12 ans. Pour autant, je trouve le contenu de ce livre très intéressant en ce qu’il débat de différentes notions en rapport avec la jeunesse.

L’avis de Léopold, bientôt 16 ans mais déjà en terminale : je pense que “Ce que nous apprend l’expérience” peut nous servir de documentation complémentaire pour une dissertation. Il est donc possible de s’appuyer dessus pour en tirer quelques exemples. En revanche selon moi, ce n’est pas une base de réflexion (c’est mon avis)! Il ne présente pas d’auteurs ni de philosophes contrairement au second livre (“C’est pour ton bien”). Je trouve qu’il y a des bonnes idées dans ce livre pour nous faire grandir et mûrir. Mais je ne suis pas un très grand lecteur et quand je lis je préfère d’autres styles que de la philosophie.

C’est pour ton bien !

L’avis de Léopold, aîné d’une fratrie de 4 gars : Livre philosophique, je trouve que c’est un livre plutôt destiné aux jeunes parents. Il reprend le thème de l’éducation en apportant des “bonnes idées”. Il peut tout de même être lu par des lycéens. Phrases philosophiques et philosophes sont au rendez-vous. Éduquer ou soumettre est la question principale de l’ouvrage.

Cette expression s’adresse le plus souvent à un enfant. Mais même si elle est dites à un adulte, elle suppose une relation inégale entre celui qui sait et doit convaincre et celui qui ne sait pas et doit entendre l’argument. Le savoir s’articule donc à une relation de pouvoir (celui des parents, du professeur, du médecin…). Mais de quelle «bienveillance», de quelle autorité s’agit-il vraiment ? Et n’est-ce pas dans le domaine politique et social que cette dissymétrie pose le plus de questions ? Éduquer, n’est-ce pas surtout une occasion de s’éduquer soi-même ?

Que nous apprend l’expérience ?

Toute expérience, quelle qu’elle soit (une brûlure, une passion, un voyage, une naissance ou une mort) nous modifie. Si l’on apprend sur soi, sur les autres, sur le monde, c’est bien toujours un je qui apprend, jamais un nous. Mais le sens même d’une expérience suppose d’envisager son possible partage. Chacun de nous apprend de sa propre expérience et de celle des autres, mais toutes ces expériences ne méritent ce nom que si elles s’inscrivent dans l’horizon d’un nous…

Des petits livres qui s’adressent aussi bien aux collégiens qu’aux futurs bacheliers.

Aux éditions Gallimard Jeunesse, 48 pages / 10€

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