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Egarer la tristesse une façon de tisser des liens

C’était mon rendez-vous 3 à 4 fois par jour. Lorsque je m’allongeais avec Chouquette pour la tétée. Celle du matin et celle du soir étaient un peu plus longue que les autres et je me réjouissais d’avoir ce prétexte pour tourner quelques pages de plus. Pourtant en bas, les enfants jouaient, criaient, réclamaient leur mère pour en grande partie faire la police ! Rôle classique avec une famille nombreuse d’enfants de 7 -10 ans. J’aimais ce moment de calme, de repli sur soi malgré la présence de mon bébé allongé contre moi. Car je pense qu’il faut cette solitude pour apprécier pleinement le roman de Marion Mc Guiness. Si j’ai mis quelques chapitres et un peu de temps à entrer dans le quotidien d’Elise, ce fut à regret que je tournai la dernière page d’ Egarer la tristesse !tristesse
 

Pourquoi ce début au ralenti ?

 
Tout d’abord parce que chaque jour j’espère prendre du temps pour moi comme le fait finalement notre héroïne mais qu’au final ma vie me happe du matin au soir. Et puis avais je réellement envie de lire cette histoire triste qui démarrait par le récit de la mort d’Arthur. Comment d’ailleurs ? J’ai vraiment compris les premières pages en lisant la 51 🙂 et même plus loin en fait !
Et puis de façon discrète presque imperceptible, j’ai été comme happée par Elise et son deuil de mère isolée. J’avais envie de partager le quotidien de Clément, croiser  Monique aussi.
 

Egarer la tristesse mon tourbillon de vie :

Je me suis reconnue dans sa relation fusionnelle à Ian. J’ai imaginé Le Sel comme les villas le long desquelles je déambule l’été du côté de La Baule. La mer, l’immensité, la solitude tout en étant à deux pas de la civilisation.tristesse

Egarer la tristesse m’a tout simplement conquise. Simple et sans chichi, ce roman ne nous entraîne à priori pas dans une succession d’aventures palpitantes. Non, c’est un quotidien même plutôt morose, une tranche de vie maussade. Dans la deuxième moitié du roman j’ai parfois sauté quelques lignes mais je pense que cela tenait plus à l’impatience de confirmer le dénouement qu’à de l’ennui. Pas de grande surprise mais j’ai apprécié bon nombre de descriptions. Je dirais que c’est un livre de filles s’il faut le cataloguer. Comme du Levy, du Musso ou autre auteur contemporain qui traite de sujet de société actuelle. Si ma mémoire est bonne, c’est la première de couverture qui m’a donné envie de lire l’histoire d’Elise.

Alors deuil, reconstruction personnelle, relations familiales entre ces personnages attachants font de ce livre une lecture apaisante. Attention, attendez -vous à être  remué malgré vous.

Merci à Babelio et les éditions Eyrolles. 304 pages, 16€ disponible en version numérique 10€99

Résumé :

À 31 ans, Élise vit recluse dans son chagrin. Quelle idée saugrenue a eue son mari de mourir sans prévenir alors qu’elle était enceinte de leur premier enfant ?

Depuis ce jour, son fils est la seule chose qui la tienne en vie, ou presque. Dans le quartier parisien où tout lui rappelle la présence de l’homme de sa vie, elle cultive sa solitude au gré de routines farouchement entretenues : les visites au cimetière le mardi, les promenades au square avec son petit garçon, les siestes partagées l’après-midi…

Pourtant, quand sa vieille voisine Manou lui tend les clés de sa maison sur la côte atlantique, Élise consent à y délocaliser sa tristesse. À Pornic, son appétit de solitude va vite se trouver contrarié : un colocataire inattendu s’invite à la villa, avec lequel la jeune femme est contrainte de cohabiter.

 
Pour les gourmands qui cet été passeraient du côté de La Baule, Pornic ou Pornichet :
 
CREPERIE LA FRAISERAIE
Place du Petit Nice
44210
PORNIC
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