La noix de coco c’est rigolo et ça rend beau !

Depuis que nous sommes arrivés à Wallis et Futuna, nous sommes à fond sur la noix de coco ! Tout s’explique : c’est en effet le seul fruit dont nous avons, il faut le dire, trop, dans le jardin. J’aurais bien aimé avoir quelques pieds d’ananas, un pamplemoussier ou même des bananiers. Il y en a deux qui produisent peu par rapport à notre consommation famille XXL. J’ai la ferme intention de reprendre en main l’organisation de cette surface au soleil afin de récolter plus de fruits et légumes bio et bons. Alors quand on se retrouve avec des noix de coco, beaucoup de noix de coco, que peut-on faire avec  ?

noix de coco

La noix de coco dans tous ses états :

Lorsque vous arrivez à Wallis et Futuna, vous êtes très souvent invités en signe de bienvenue. Parfois on vous offre des présents, cela peut aller de l’éventail tressé en feuille de palmier au panier rempli de noix de coco. Ce panier est justement fabriqué par les autochtones à partir des feuilles de cocotier.

Que fait-on avec la noix de coco ?

Si vous connaissez un peu Wallis, vous savez qu’ici vivent encore plus de cochons que d’habitants. Les cochons ne sont pas élevés pour être commercialisés. Ils servent à la consommation personnelle de leurs propriétaires. Ils sont aussi des cadeaux lors de fêtes coutumières. J’en reparlerai bientôt. Dans un registre plus végétal, comme on dit “tout est bon dans le cochon”, tout s’utilise dans la noix de coco. De l’arbre au fruit, les Wallisiens exploitent le bois des cocotiers pour en faire des planches. Les jeunes arbres peuvent être abattus puis après un peu de transformation, consommés en cœur de cocotier. Cela donne des salades absolument exquises.

Avec les fruits plus spécifiquement, le choix est vaste. Sachez qu’il existe plusieurs variétés de noix de coco. Jeunes, elles sont oranges ou vertes à ‘extérieur. Ramassées à ce stade, les amateurs en boivent l’eau à même la cabasse. Ce breuvage est très désaltérant et peu calorique. La chaire est alors très tendre et peu parfois même encore être mangée à la petite cuillère. Les habitants la préfèrent je crois consommée à ce stade de maturation. Par la suite, la noix de coco devient marron, elle sèche. Sa pulpe devient dure et cassante. C’est sous cette forme que nous la trouvons en métropole dans les supermarchés. C’est aussi celle que je privilégie pour ma consommation même si j’en ai à chaque fois plein les dents !

Les Wallisiens réservent ces noix de coco souvent à l’extraction du lait de coco ou à nourrir leurs cochons.

Cela vous rappelle quelque chose ? Les cochons espagnols nourris exclusivement aux glands dont on tire l’excellente Pata Negra. Le porc n’étant jusqu’à présent pas transformé sur l’île de Wallis, impossible de savoir si cet animal nourri à la coco révèlerait de semblables saveurs !

Le lait de coco :

L’extraction du lait de coco qui sert en cuisine ou pour fabriquer de l’huile de coco fera l’objet d’un autre volet de la “saga coco”. Ce lait s’utilise pur. On y trempe le très local “fruit à pain” cuit. Il a un goût de châtaigne grillée. Les dérivés culinaires sont quasi infinis : crèmes, glaces, marinades pour viandes et poissons. Le lait de coco remplace avantageusement notre crème fraiche, il adoucit la vinaigrette, il donne à la cuisson du poisson une saveur paradisiaque. Il est un ingrédient indispensable du Faikakai : dessert tongien proche du po’e tahitien. C’est une base de purée (purée de fruits dans le cas du po’e) associée à de la farine de manioc.

Fabriquer son huile de coco :

Arrivés avec juste nos valises, nous n’avions que très peu de produits de soin. Entre les poux apprivoisés en chemin par l’une de nos princesses aux cheveux longs et la sécheresse cutanée d’une maman à la peau vieillissante, la fabrication d’huile de coco naturelle et bio s’est imposée d’elle-même. Il existe plusieurs façon de produire son huile de coco nous en parlerons très bientôt.

Elle me sert à hydrater et adoucir ma peau. C’est un démaquillant naturel qui semble atténuer les rides du visage. Elle peut faire office de crème à raser ou également aider vos blessures mineures à mieux guérir tout en les protégeant des bactéries et de la poussière.

Les bienfaits de la noix de coco :

J’ai tout de suite remarqué que la noix de coco est l’idéale pour régler tout problème de constipation. Elle comble l’appétit et calme la faim car très riche en fibres alimentaires. Mais attention, elle se mange sans faim et même sans fin ! Comme une portion de 100g de chair de noix de coco fournit 354 calories, la mauvaise surprise sur la balance peut arriver rapidement.  33g de matières grasses, 15g de glucides et 3.3g de protéines. Ainsi, nous avons ici pour habitude de la comparer à du chocolat. Alors, accrochez-vous lorsqu’il prend l’envie à quelqu’un de tremper les morceaux de noix de coco dans le chocolat fondu ou la pâte à tartiner fait-maison. Le Bounty home made s’évapore comme un déjeuner de soleil.

Pour vous donner bonne conscience, sachez que le type de gras contenu dans la noix de coco est principalement composé de triglycérides à chaîne moyenne. Elles sont plus faciles à digérer et moins aptes à être emmagasinés en tant que gras.

L’eau de coco peut contribuer à réhydrater l’organisme en plus de lui fournir certains électrolytes comme le potassium, le fer (bien absorbé en consommant simultanément  des aliments riches en vitamine C), le manganèse, le phosphore, le cuivre et le magnésium. C’est bien utile dans cette zone parfois très très chaude du globe. Les gueules de bois se règleront plus vite est quelques morceaux de coco. Ça je ne l’ai pas testé.

Sa haute teneur en acides gras saturés lui vaut une mauvaise réputation, compensée par sa forte concentration en acide laurique. Cet antibactérien permet de mieux contrôler la croissance des bactéries à la surface de la peau. 100g de chair de coco fournit également 5% de l’apport quotidien recommandé en vitamine B6. Riche en antioxydants, ce fruit aide à lutter contre les radicaux libres et à mieux combattre l’inflammation.

Le lait de coco est source de folate, de zinc et de vitamine B3. La noix de coco desséchée est pour sa part source d’acide pantothénique, ou vitamine B5. 

Enfin la bourre sert aussi : 

Ces fibres marron qui recouvrent la coque servent à fabriquer des filtres pour la préparation du lait de coco. On peut en garnir des matelas de type écologique qui offrent un couchage ferme aux vertus à la fois anti-transpirantes et antiallergiques.

Contre les poux : ajoutez 25 gouttes d’huile essentielle (HE) d’arbre à thé et la même quantité d’HE de lavande à 100 ml d’huile de coco. Ce remède est réservé aux enfants de plus de 3 ans, à éviter chez une femme enceinte ou allaitante.

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