Pour être précis, JVC va vous confier ses impressions sur la vie à bord d’un bateau de croisière fluviale, et ses découvertes au long d’un joli parcours sur le Danube.
Le long de la Ringstrasse, le Parlement viennois (Copyright : Wien Tourismus/Christian Stemper)
Croisière fluviale avez-vous lu? Et oui, nous sommes tellement avides de dépaysement et d’exotisme, que croisière équivaut pour beaucoup d’entre nous à un immense bateau sillonnant la Méditerranée ou les Antilles , avec des milliers de passagers, de multiples restaurants, des listes d’animations etc…
Oui mais… il existe une autre forme de croisière, plus confidentielle, plus tranquille, sur de jolis bateaux « à taille humaine », où l’on reconnait après quelques heures les membres d’équipage, les hôtesses, les serveurs du restaurant.
Des bateaux où tous vos repas aussi délicieux que copieux sont servis « à l’assiette », sur de jolies nappes, où dès le deuxième matin à bord, le personnel du restaurant sait à quelle table vous êtes, où le temps de prendre votre petit déjeuner, votre cabine est nettoyée, votre lit fait. Des détails direz-vous. Peut-être, mais quel plaisir de retrouver « votre petit chez-vous » bien coquet et bien net, juste avant de partir en excursion.
Et sur quel bateau peut-on vivre cette parenthèse de rêve vous demandez-vous? Ou plutôt quels bateaux au pluriel? La compagnie Croisieurope en possède plus de 30, qui sillonnent les fleuves du monde entier de la Seine au Mékong, de la Volga au Douro, en passant par le Rhin, le Guadalquivir , le Brahmapoutre etc…
Le Vivaldi, tout jeune bateau de 110 mètres de long….
Sur le Danube, JVC a embarqué à bord du MS Vivaldi. Un bateau comportant trois ponts, construit en 2009, offrant 88 cabines doubles et climatisées pouvant accueillir 176 passagers. Toutes les cabines sont équipées de douche et WC, TV satellite, sèche-cheveux, coffre-fort, radio. Après avoir quitté l’aéroport de Vienne, JVC découvre donc ce bateau, amarré sur le Danube, très près du centre ville. Au programme de ces quatre jours ( cinq avec le vol retour Vienne-Paris), trois capitales danubiennes: Vienne, Budapest et la plus discrète Bratislava. Culture, histoire et dépaysement seront donc au menu de ces 564 kilomètres de navigation, entrecoupés de deux écluses imposantes, dont celle de Gabcikovo , vraiment impressionnante.
Première nuit à bord. L’occasion de rencontrer d’autres passagers, de faire la connaissance des membres de l’équipage, présentés avant le dîner, dans le grand salon. Ce grand salon, où il sera si agréable de se retrouver, après les excursions, tout en savourant les boissons de votre choix( depuis cette année, les croisières Croisieurope sont « all inclusive », les boissons sont donc incluses dans le prix du voyage (sauf le Champagne).
Le lendemain matin, après un copieux petit déjeuner, ( toutes le viennoiseries sont fraîches du matin), départ pour Vienne. L’excursion est bien organisés, les guides absolument bilingues, disponibles, et savent en quelques heures faire découvrir l’essentiel du centre ville historique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ruelles romantiques, Opéra, musées, cathédrale Saint Étienne et le fameux Ring qui célèbre cette année ses 150 ans.
Souvent appelé le plus beau boulevard du monde, la Ringstrasse, longue de 5,3 km, large de 57 m, fut inaugurée le 1er mai 1815 par l’empereur Francois-Joseph. A cette époque c’était un véritable exploit de planification urbaine, et les travaux durèrent plus d’un demi-siècle. A coté, le percement des grands boulevards parisiens par Haussmann paraît bien simple. Témoin de nombreux événements historiques, c’est toujours l’une des artères de circulation principales de Vienne, un endroit où flâner, un lieu de rencontre, une rue de shopping.
Vue de la Ringstrasse à Vienne qui fête en 2015 ses 150 ans.(Copyright : Wien Tourismus/Christian Stemper
Après une courte pause sur la cathédrale Saint Etienne, l’occasion de déguster les gaufrettes locales, le bus repart. Direction le Vivaldi où un bon déjeuner nous attend. Pendant que nous savourons les bons petits plats, le bateau démarre. Cap à l’est, vers Budapest. Rives sauvages, écluse, repos, lecture au lounge, pause thé, des petits groupes se forment. L’ambiance est heureuse, grâce à l’apaisement du doux bruit des moteurs, grâce au piano-bar et à la nonchalance engendrée par un moment sans souci aucun.
L’arrivée à Budapest a lieu tard dans la nuit. Pour les courageux qui restent sur le pont soleil ( mais à cette heure là, et en hiver, il y fait plutôt frais…) la capitale hongroise illuminée apparait en majesté.
Sauf mention contraire les photos sont de Frédérique Lebel
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