Jeux et enjeux à la Paris Games Week

Classé dans le Top 5 des salons mondiaux de gaming, la Paris Games Week est un très grand événement de jeux vidéos qui a rassemblé 5 jours durant (26-30 octobre), Porte de Versailles à Paris, plus de 300 000 visiteurs. Âgé de 14 ans, Vincent a arpenté les stands et les trois halls pour JVC. Il dresse le bilan de cette 9e édition et nous livre son ressenti.

Paris Games Week

Par Vincent Carret

Premier constat :

Beaucoup de monde dans les allées, beaucoup de files d’attente pour tenter d’avoir un accès aux jeux vidéo récents. Normal. On s’y attend, c’est LA #PGW qui draine les foules depuis près de 10 ans. On s’y attend donc, certes, mais certaines files d’attente, comme celle du stand de Fortnite, rivalisent vraiment avec celles de Tonnerre de Zeus et Osiris au parc Astérix. Plus de 60 minutes d’attente pour grimper sur une tyrolienne installée au-dessus du stand. Non, sérieusement ?

Deuxième constat :

La PGW, c’est trois pavillons répartis par thématiques : e-sport, rétro gaming et fabricants de consoles. C’est effectivement l’événement pour tester des jeux nouvellement sortis sur PS4, online, sur PC ou Xbox One… Sur le stand de Sony, il était possible de découvrir Fifa 19, Battlefield V et le prochain opus de Call of Duty : Black Ops 4. Chez Microsoft, on découvrait les jeux du 1er trimestre 2019 : Kingdom Hearts 3, Resident Evil 2, Metro Exodus, Devil May Cry 5 et The Division 2.

Intéressant aussi l’espace Made in France, consacré aux développeurs de jeux vidéo français.

Troisième constat :

A la PGW, on tente de jouer, on fait la queue pour essayer de jouer, on joue un peu, mais on regarde surtout les autres jouer. Je n’ai vraiment pas réussi à tester tous les nouveaux jeux du style Fifa 19, Tomb Raider, Battlefield V, Assassin’s Creed Odyssey. Inutile de me demander pourquoi ? Vous avez parfaitement compris qu’il y avait beaucoup trop de monde pour que je puisse espérer accéder à ces jeux très convoités. Ok, je sors, je m’y attendais. Mais les éditeurs ne peuvent-ils pas trouver un système de pré-réservation ou de tickets pour tenter d’éliminer les frustrations ?

Quatrième constat :

J’ai pu tout de même tester Call of Duty, Black Ops 4 en mode Black Out, qui, à la différence du online est une Battle Royale. Le principe ? 100 joueurs sont sur une île virtuelle. Ils doivent partir en quête d’armes, d’accessoires, de moyens de transport… pour éliminer leurs adversaires. Le but est qu’il ne reste plus qu’un seul joueur au final. J’avoue que j’aurai bien aimé tester le mode online, mais ce n’était pas possible. Sinon, le jeu en lui-même reste très bon niveau graphisme, histoire, gameplay… Très beau travail de la part de Blizzard.

Comme l’an dernier, j’ai aussi joué à Overwatch et Fortnite. Ces jeux là, je les connais déjà très bien. Mais ce qui m’a vraiment plu, c’est d’avoir testé des écrans 144 Hz sur plusieurs stands : Omen by HP, PC Config et Lenovo. D’habitude, je joue sur un 60 Hz.

Stop ! On rembobine ? Vous ne suivez plus ?

« La fréquence  écran (Hz), c’est le taux de rafraîchissement de l’écran, explique Philippe, le père de Vincent. Les fps (frame per second), c’est  le nombre d’images calculées par le gpu (processeur graphique) par seconde. Donc si le nombre de fps est supérieur à la fréquence de l’écran, on « perd » des images puisqu’il faut en afficher par ex 100 par seconde alors que l’écran ne peut en afficher que 66 par seconde =66 Hz. Néanmoins, sachant que la persistance rétinienne est de l’ordre du dixième de seconde, on peut se demander comment les informations sont traitées par le nerf optique et le cerveau à ces fréquences-là. »

Vous avez complètement décroché ? JVC vous traduit. Sur des moniteurs affichant un taux de rafraîchissement de 144 Hz, les mouvements sont moins flous, la réactivité est améliorée, le confort visuel est accru… CQFD.

Cinquième constat :

La PGW, ce n’est pas qu’un événement pour jouer aux jeux vidéo. C’est aussi un endroit où les YouTubers de gaming peuvent échanger avec leur communauté. Pour ma part, j’ai pu rencontrer Prince Kader, David Lafarge Pokemon, Jbzz (Fortnite), Zaroide, c’était vraiment un moment cool.

LES + du salon :

En allant chez Razer, j’ai discuté avec une personne super sympa qui m’a expliqué comment fonctionnait leur nouvel ordinateur portable de jeu Razer Blade 15, disponible dans deux configurations différentes. Il y a le nouveau modèle à double espace de stockage équipé d’Ethernet, ou le modèle d’origine avancé disposant de taux de rafraîchissement plus rapides et d’un processeur graphique supérieur, dans un châssis plus fin.

Sur le stand Omen by HP, l’accueil était vraiment sympathique, malgré la foule, malgré le bruit, malgré l’attente. C’est là d’ailleurs que j’ai rencontré Zaroide qui organisait le tournoi Overwatch.

LE – du salon :

Sans conteste le stand Lenovo. J’ai vraiment été déçu, car ils m’ont éjecté du stand au milieu de ma partie en criant « Faut faire tourner les joueurs ! ». Etrange, car comparé aux autres stands, chez eux, il n’y avait pas une immense file d’attente…

AU FINAL ?

J’ai vraiment passé un bon moment, je me suis bien amusé. Il a énormément  d’activités à faire. Je conseille vraiment cet événement. Les cosplays sont vraiment très beaux et chaque personne rivalise d’originalité pour mettre en valeur son personnage fétiche.

L’avis parental sur la Paris Games Week :

Pour ne pas vivre largué, comme un ours dans sa tanière (savoir ce qu’est une Battle Royale est une a-b-s-o-l-u-e nécessité!), il est vivement souhaitable que les adultes non joueurs aillent faire un tour dans cet univers complètement déroutant de prime abord. Bruits, couleurs, cris, lumières… tout est agressif. Les stands rivalisent de grandeur et de démesure. Et le pire ? C’est que cela fonctionne et attire l’œil (entrer dans le temple de Tomb Raider par exemple, croiser le fer avec Kylo Ren…). On essaie de comprendre l’engouement parfois disproportionné que les jeunes ont face à leurs YouTubeurs favoris qui ont bien du mal à marcher dans les allées tellement ils sont sollicités pour signer des autographes ou poser pour des photos aussitôt partagées sur les réseaux sociaux.

Les troupeaux d’ados semblent parfois hystériques, mais on leur pardonne, ce sont des ados, n’est-ce pas ?

Ma mention spéciale va au stand de Feed, repas énergétiques « équilibrés »  que les gamers avalent sans interrompre leur partie de jeu, version liquide (avec une paille) ou en barre. Vegan, sans gluten, sans lactose, sans OGM, ces barres et boissons sont issus d’une production 100 % française.

 

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