Préserver la fertilité féminine par le rajeunissement ovarien

L’insuffisance ovarienne est un diagnostique médical implacable pour trop de femmes encore jeunes et en âge de procréer…enfin jusqu’à aujourd’hui. La fertilité de ces femmes va-t-elle pouvoir s’améliorer avec la technique toute fraiche du rajeunissement ovarien ?

bébé - fertilité

Un espoir pour les femmes en insuffisance ovarienne :

L’Institut Valencien de l’Infertilité (IVI) a récemment fusionné avec l’Américain RMANJ (Reproductive Medicine Associates of New Jersey). Tous deux sont pionniers dans différentes technologies de pointe liées à la procréation médicalement assistée.

Chez IVI, déjà quatre grossesses ont été obtenues grâce à la nouvelle technique du rajeunissement ovarien.

Comment fonctionne le rajeunissement ovarien ?

L’activation de follicules dormants redonne de l’espoir aux jeunes femmes dont la réserve ovarienne est faible.
L’âge de la première tentative de maternité ne cesse de reculer pour des raisons à la fois personnelles, professionnelles, économiques…

Hélas le corps reste tel qu’il est, et vieilli inexorablement ainsi que ses organes. Les femmes ne sont pas égales devant la chute de la fertilité. Or si le meilleur moment de reproduction chez la femme se situe avant trente ans, c’est parfois dix ans plus tard que la femme ou le couple récemment formé, ont un désir d’enfant.

Les meilleurs ovules ne sont alors déjà plus qu’un souvenir. Les chances de mener une grossesse à terme sans complications sont assez faibles. Ajoutons à cela que le corps médical estime que 1 % des femmes souffrent très tôt d’insuffisance ovarienne (ou ménopause précoce) et qu’elles auraient, malgré leur jeune âge, des difficultés à être enceinte.

Dans le cadre d’une étude réalisée en collaboration avec l’hôpital La Fe de Valence, IVI a réussi à obtenir quatre grossesses chez des patientes. Elles présentaient une insuffisance ovarienne précoce, grâce au rajeunissement ovarien. Les méthodes innovantes pour activer des follicules qui, autrement, ne se développent pas, sont une des lignes de recherche menées par IVI.

Les résultats sont prometteurs. Le traitement du rajeunissement ovarien fait renaître l’espoir chez des patientes qui, sans cela, n’auraient pas la possibilité de concevoir avec leurs propres ovules.

Deux techniques, un même objectif augmenter la fertilité

IVI étudie deux techniques pouvant donner lieu au rajeunissement ovarien (qui active la croissance des follicules à des stades précoces, indépendants de l’action des gonadotrophines) : la fragmentation du tissu ovarien et l’injection de cellules mères dans l’artère ovarienne.
Ces deux méthodes permettent à l’ovaire, organe responsable de l’ovulation, d’inverser partiellement son processus de vieillissement et d’activer les follicules dormants, qui, autrement et même au moyen de médicaments, resteraient dans l’ovaire sans se développer.

Actuellement proposée par IVI Valence aux patientes souffrant d’insuffisance ovarienne précoce, en dernier recours avant d’envisager un traitement avec don d’ovocytes, la première technique consiste à prélever par laparoscopie un échantillon de cortex ovarien pour ensuite le fragmenter et le réimplanter. Cette procédure est très peu invasive et les patientes ressortent de la clinique le jour même. Le résultat de l’intervention peut s’évaluer simplement à l’aide d’une prise de sang afin de vérifier la variation des niveaux de l’hormone antimüllérienne (*AMH), marqueur de la réserve ovarienne.

L’autre méthode de rajeunissement ovarien consiste en l’injection de cellules souches de la moelle osseuse dans l’artère ovarienne. Cette procédure fait partie d’une étude pilote menée à la clinique IV, en collaboration avec l’hôpital La Fe de Valence. Cette technique présente également des résultats prometteurs. Des grossesses spontanées sont survenues chez des femmes disposant d’une faible réserve ovarienne, suite à une greffe de moelle osseuse.

 

*L’AMH est un dosage non pris en charge par la sécurité sociale mais par de nombreuses mutuelles.

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    • Voici la réponse de la Clinique : La participation à l’étude s’est faite à partir de critères médicaux non communiqués. Pour répondre à votre question, il est impossible pour des patientes d’être candidates.

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