Le divorce, une histoire qui finit mal…en général !

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Vaste programme que la séparation dans un couple.

Le séisme que provoque tout divorce peut être géré de manière très différente.

Lorsque la passion n’est pas trop aiguisée, l’intelligence a encore droit de citer et c’est à l’amiable que le couple s’applique à régler toutes les conséquences de la séparation.

Dans ce cas, les enfants, par contre, peuvent rester sur leur quant-à-soi, car ils n’ont pas, a priori, d’éléments objectifs pour comprendre ce qui a pu mettre à mal le noyau familial : ils n’ont rien vu venir, un couple où les sentiments sont peu passionnels ne laisse rien entrevoir, aucun prémice, aucune alerte puisqu’aucune dispute ou presque n’aura précédé la rupture.

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Le non-sens, par le manque d’explications, sous le prétexte fallacieux de vouloir épargner les enfants, s’installe alors, faisant nombre de dégâts, parfois plus importants encore car moins visibles donc plus insidieux.

Quand les conflits sont, au contraire, le lot quotidien-annonciateur de l’issue fatale, les conséquences sur les enfants prennent un autre aspect, plus visible, cette fois, telle une météorite qui vient « éclater » le noyau familial.

Les partenaires, désormais en guerre ouverte et déclarée, jouent de leur imagination pour agresser, piéger, anéantir l’autre, dans le but ultime de prouver que c’est lui qui est « victime » et l’autre qui est le vrai responsable, le « diabolique », le coupable tout désigné comme cible ultime.

Alors tous les moyens sont bons pour détruire l’adversaire et sortir vainqueur, à tout prix, y compris d’ailleurs, s’il faut impliquer les enfants en les instrumentalisant, comme c’est souvent le cas.

Les arguments peuvent être de mauvaise foi, c’est égal, le but consiste uniquement à gagner, peu importent les moyens d’y parvenir.

On se battra pour obtenir la jouissance du bien immobilier commun, ou la garde des enfants ou du chien ou des meubles, il est question de lésiner et sur aucun point, il s’agit simplement de « faire le plein » des torts à reprocher à l’autre.

Les enfants sont souvent pris à partie par l’un des parents ou par chacun, ils sont mis en demeure de « choisir leur camp » et en conséquence de « divorcer » à leur tour, dans le pire des cas ( et malheureusement de manière fréquente) d’avec un de leurs parents !

Pris dans un conflit de loyauté, ils subissent alors les affres de la manipulation psychologique d’un ou des deux parents.

Le bien immobilier commun du défunt couple peut également être un terrain idyllique de règlement de comptes, à égalité avec la procédure judiciaire de divorce.

Chacun des partenaires, devenu ennemi numéro 1, y va de sa meilleure compétence en matière de méchanceté pure pour mettre à mal toute velléité de la moindre tentative de règlement amiable du conflit.

Plusieurs moyens sont alors utilisés : la prolongation à loisir des réjouissances judiciaires et autres plaidoiries, avec report d’audiences et d’appels à la clé.

Le refus de vendre l’ex domicile conjugal peut également représenter un moyen très efficace de « mener à bout » l’adversaire et les indemnités d’occupation ou autres pensions alimentaires feront leur travail de sabordage radical de tout désir de tourner la page et de recommencer une nouvelle vie : la vente immobilière est bloquée, l’ex couple est toujours lié, les projets hors de ce couple exterminé sont également bloqués.

L’échec est patent, la cellule familiale explose dans tous les sens et fait des dégâts considérables mais le désir de vengeance du partenaire trahi ou blessé est assouvi et c’est très souvent le seul but recherché par les partenaires divorcés qui ont le mauvais « rôle », celui de ceux qui subissent la décision de séparation.

En conclusion, je n’irai pas jusqu’à dire que la haine est inversement proportionnelle à l’amour qui a présidé à la relation avant la séparation car il n’y a pas de systématisme en la matière, mais je dirais qu’il y a rarement de bons divorces, de la même manière qu’il y a rarement de bons couples qui durent.

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Et pour finir sur une bonne note s’il est possible, pourquoi ne pas reconnaître qu’il y a souvent de « bons » divorces dans le sens– le plus important– où le divorce qui est « bon » est celui qui permet de passer à une vie meilleure, avec ou sans, un autre partenaire.

André Roussin avait une formule intéressante :

« On se marie par manque de jugement, on divorce par manque de patience et on se remarie par manque de mémoire ». André Roussin

Corinne pour JVC

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