Le squelette est la dernière chose humaine

« Dans le cadre du réaménagement du magasin, nous avons décidé de supprimer un promontoire qui se trouvait au deuxième sous-sol, ce qui a déclenché des fouilles préventives », explique le directeur du magasin Monoprix Réaumur-Sébastopol à Paris. Plus de 200 squelettes, soigneusement disposés dans des fosses communes, ont été mis au jour sous le supermarché. Depuis début janvier, les archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) mènent les fouilles où se trouvait jadis le cimetière de l’hôpital de la Trinité, fondé au XIIe siècle mais détruit à la fin du XVIIIe siècle.

Sur un terrain sablonneux, des dizaines de squelettes bien conservés sont alignés les uns contre les autres. Les individus semblent avoir eu les bras croisés et les jambes serrées, laissant penser qu’ils étaient enveloppés dans un drap ou un linceul. « Ce qui est étonnant, c’est que les corps n’ont pas été jetés mais déposés avec soin, de façon organisée. Les individus, hommes, femmes, enfants, ont été placés “tête-bêche” sans doute pour gagner de la place », expliquent les archéologues. Le tout, en une seule fois, sur plusieurs niveaux. Tous les squelettes découverts sont-ils ceux de personnes mortes de la peste ou décédées à cause d’une famine ? Les équipes de l’Inrap s’interrogent car une chose semble certaine : les défunts ont succombé en masse. Paris a été frappée par plusieurs épidémies de peste au XIVe, XVe et XVIe siècles.


Des datations au carbone 14 vont également être réalisées pour
mieux comprendre à quand remontent ces fosses communes. Les archéologues ont trouvé quelques morceaux de céramique médiévale et de période plus récente. L’étude anthropologique des squelettes devrait apporter des renseignements sur les individus (âge au décès, sexe…). L’étude des textes et plans anciens de Paris devrait compléter les recherches.

JVC, une fois de plus, a enquêté. Si certains pensent déjà aux soldes loupées de cette fin d’année ; il est clair que cela pourrait en effet ressembler à des clients oubliés à la caisse ou après avoir fait une interminable queue qui leur fut fatale.

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