La morale est comme les régimes

La liste des mots interdits de prononciation dans un avion s’est récemment allongée. A côte de « bombe » et « cutter », figure désormais le terme « Ebola ». Un passager italien l’a appris à ses dépends. Il a été condamné à verser 2 500 euros à une œuvre de charité vendredi par un tribunal irlandais pour s’être rendu coupable d’une « blague de mauvais goût » sur l’épidémie qui frappe l’Afrique de l’Ouest lors d’un vol entre Milan et Dublin.

La plaisanterie n’a pas été au goût non plus du juge qui a souligné que, dans le contexte actuel, c’était comme écrire sur un bout de papier qu’il y avait une bombe à bord. Selon l’Irish Time, la mansuétude du magistrat et la force de persuasion de son avocate lui ont toutefois évité un passage par la prison et une inscription à son casier judiciaire.

Roberto Binaschi, 56 ans, avait été arrêté avec son JVC café en gobeletépouse et sa fille jeudi à l’aéroport de Dublin pour avoir écrit «Attenzione Ebola» sur le couvercle du gobelet de café qu’on leur avait servi pendant le vol. Il a expliqué que sa fille avait commandé un café dont il a bu la première gorgée. Avant de le passer à sa fille, il a inscrit «Attention Ebola» sur le couvercle pour se moquer gentiment de son obsession de l’hygiène.

Mais en découvrant ces deux mots, les membres d’équipage de la compagnie irlandaise Aer Lingus avaient alerté les autorités au sol qui ont ensuite arrêté la famille au pied de l’avion.

On punit l’humour mais pas les vraies injustices comme la suprématie du café italien sur celle de l’irish coffee. Pour JVC, le café doit rester source d’humour dans tous les cas.

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