L’expérience nous apprend à porter secours

Un couple patientait à un passage à niveau de la ville de Mer Rouge lorsqu’un train de fret n’a pu freiner et éviter la collision avec un long camion et sa grue bloqué sur les rails. «C’est comme à la télévision» s’exclame la vidéaste qui saisit en Louisiane (sud des États-Unis) cette scène d’une rare violence.

En plus de la locomotive, 18 wagons ont déraillé dont plusieurs citernes de produits chimiques qui ont provoqué une fumée blanche toxique et l’évacuation des habitants des alentours. Le conducteur du camion a eu le temps de s’échapper et le conducteur du train et le technicien n’ont pas été blessés dans le crash.

Tout le monde a remarqué que personne n’apporte de l’aide après l’impact du train sur le camion. En effet, les droits américain et canadien ne possèdent pas d’obligation de porter secours, sauf en cas d’obligation antérieure (médecin traitant, relation parent-enfant), ou si la personne est responsable de l’état de la victime. Par contre, la Charte des droits et libertés de la personne (Québec) (art. 2) évoque cette obligation de porter secours. Pour autant, les États-Unis et certaines provinces canadiennes disposent d’une loi atténuant les risques de poursuite judiciaire en cas d’intervention, connue sous la dénomination loi du bon samaritain. Cette Loi est, aux États-Unis, un ensemble de règles destinées à protéger tout citoyen (et notamment les secouristes bénévoles) portant assistance contre toute poursuite judiciaire possible.

JVC tient à rappeler que depuis la seconde guerre mondiale, l’existence de l’obligation de porter secours semble aller de soi dans le droit français et n’est plus remise en cause.

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