Seul le don a des mains.

La bibliothèque de la prestigieuse faculté américaine d’Harvard, La Houghton Library, a prouvé scientifiquement qu’un livre français « Des destinées de l’âme », d’Arsène Houssaye (1815-1896), datant du XIXe siècle, était relié tout simplement avec de la peau humaine.

houghton library JVC jevouschouchoute

Le blog de la bibliothèque Houghton explique que des recherches scientifiques minutieuses ont permis de parvenir à ce résultat. La couverture de cet ouvrage correspond à de l’ADN humain. D’autres types de matériaux de parchemin communs, comme le mouton, le bétail ou la chèvre ont clairement été éliminés. Le livre aurait donc été relié avec la peau d’une femme.

Le propriétaire du livre était le Docteur Ludovic Bouland, (1839-1932), bibliophile et ami d’Arsène Houssay. La peau a été identifiée comme appartenant au corps d’une patiente du médecin atteinte de maladie mentale, et morte d’une crise cardiaque.

Ludovic Bouland a même laissé une note : « Ce livre est relié en peau humaine parcheminée, c’est pour lui laisser tout son cachet qu’à dessein on n’y a point appliqué d’ornement. En le regardant attentivement on distingue facilement les pores de la peau. Un livre sur l’âme humaine méritait bien qu’on lui donnait un vêtement humain: aussi lui avais je réservé depuis longtemps ce morceau de peau humaine pris sur le dos d’une femme. Il est curieux de voir les aspects différents que prend cette peau selon le mode de préparation au quel elle est soumise. La comparer par exemple avec le petit volume que j’ai dans ma bibliothèque : «Sever. Pinaeus de Virginitatis notis» qui lui aussi est relié en peau humaine mais tannée au sumac».
Rien d’extraordinaire en fait car Louis Antoine Léon de Saint-Just (1767-1794) écrivait déjà dans son rapport du 14 août 1793 à la Commission des moyens extraordinaires : « On tanne à Meudon la peau humaine. La peau qui provient d’hommes est d’une consistance et d’une bonté supérieure à celle du chamois. Celle des sujets féminins est plus souple mais elle présente moins de solidité ».

JVC après un frisson initial, du type « je ne toucherai pas à la bibliothèque d’Hannibal », constate qu’on prend tous les jours des organes et de la peau sur les morts mais cela sert noblement l’idée de la vie. Sinon choisissez votre livre !

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